Quel Cin'Emma !

20 janvier 2017

Dalida

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De Lisa Azuelos

Avec Sveva AlvitiRiccardo ScamarcioJean-Paul Rouve

Bande Annonce 

De sa naissance au Caire en 1933 à son premier Olympia en 1956, de son mariage avec Lucien Morisse, patron de la jeune radio Europe n°1, aux soirées disco, de ses voyages initiatiques en Inde au succès mondial de Gigi l’Amoroso en 1974, le film Dalida est le portrait intime d’une femme absolue, complexe et solaire... Une femme moderne à une époque qui l’était moins ... Malgré son suicide en 1987, Dalida continue de rayonner de sa présence éternelle.

What else ?

    542487     Je venais d'avoir quinze ans

         Dalida mettait fin à ses jours

         Seule, sans amour

         C'était en mai évidemment

          En apprenant la nouvelle

          La tristesse avait envahi mes parents

          A mon grand étonnement

          C'était qui ? Cette femme si belle

          C'était Dalida

          Et l'occasion, grâce à Lisa Azuelos

          De découvrir un incroyable DESTIN

         Jalonné de gloire et de chagrins

Fichtre !  j'suis déçue... 

Que de Paroles, paroles

Pourquoi ne nous avoir proposé qu'une compilation classique des tubes de Dalida, au gré de ses histoires d'amour ? Je comprends bien la difficulté à résumer 40 ans d'une vie en deux heures de temps, mais à empiler les suicides -comme on empile les lettres au scrabble-, à survoler toute une vie sans entrer dedans, on finit par rendre un film formaté grand public - qui plaît et plaira au plus grand nombre - mais qui manque cruellement d'émotion.

A mon sens, la plus grande réussite du film tient au plaisir de réentendre de vieilles chansons qui ont bercé notre enfance et à la nostalgie qui en découle - tout en préférant l'orignal à la copie ;-) - A vous de juger...

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13 janvier 2017

Paterson

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De  Jim Jarmusch

Avec Adam DriverGolshifteh Farahani

Bande Annonce

Paterson vit à Paterson, New Jersey, cette ville des poètes, de William Carlos Williams à Allen Ginsberg, aujourd’hui en décrépitude. Chauffeur de bus d’une trentaine d’années, il mène une vie réglée aux côtés de Laura, qui multiplie projets et expériences avec enthousiasme et de Marvin, bouledogue anglais. Chaque jour, Paterson écrit des poèmes sur un carnet secret qui ne le quitte pas…

What else ?

251126          A l'heure du tout connecté,

          Paterson préfère rester en retrait. 

          Banal ou médiocre pour certains,

          Paterson magnifie son quotidien.

          Chronique poétique et délicate 

          D'un modeste chauffeur de bus,

          Qui ne porte pas de cravate

          Mais qui vous ravira jusqu'au terminus.

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J'étais rentrée dans la salle, curieuse de découvrir le dernier Jarmush, j'en suis ressortie avec l'âme d'un poète. Ils vous ont plu mes quelques vers ? avec rime s'il vous plaît. Parce que Paterson, lui ne s'embarrasse pas avec les terminaisons, il préfère écrire des haïkus -forme poétique très codifiée d'origine japonaise-. Vous aussi, vous avez appris un mot aujourd'hui ? 

Alors, envie de douceur ? Envie de calme dans ce monde qui tourne trop vite et pas toujours rond ? Je vous recommande de partir à la rencontre de Paterson, film tout cotonneux-tout moelleux dans lequel on peut se laisser tomber sans crainte. 

Amateurs d'actions : demi-tour.

Flâneurs des salles obscures, ce film-hommage au poète américain William Carlos William est pour Nous.

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06 janvier 2017

Passengers

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De  Morten Tyldum

Avec Jennifer LawrenceChris Pratt

Synopsis

Alors que 5000 passagers endormis pour longtemps voyagent dans l’espace vers une nouvelle planète, deux d’entre eux sont accidentellement tirés de leur sommeil artificiel 90 ans trop tôt. Jim et Aurora doivent désormais accepter l’idée de passer le reste de leur existence à bord du vaisseau spatial. Alors qu’ils éprouvent peu à peu une indéniable attirance, ils découvrent que le vaisseau court un grave danger. La vie des milliers de passagers endormis est entre leurs mains…

What else ?

110530Besoin d'un conseil ?

N'embarquez pas à bord du Starship Avalon,

Vous vous perdriez inévitablement dans les méandres de l'Espace Intersidéral !

Et dire que le scénario de Passengers -passagers pour les non polyglottes- figurait sur la "Black List" des meilleurs scripts de Hollywood, je n'ose même pas imaginer le résultat s'il s'était agi du plus mauvais...

111468De deux choses l'une :

  • soit Passengers a été adapté par un réalisateur en panne d'inspiration,
  • soit je suis allergique aux films SF (il est vrai que j'étais déjà restée bien indifférente à la solitude de Matt Damon sur Mars).

Mais revenons au commencement quand, entourée de mes deux acolytes préférées, je trépignais d'impatience à l'idée de retrouver mon actrice favorite du moment (Attention toutefois Jen à ne pas prendre la grosse tête  -Cf Voici du 28/12/2016 "Jenni­fer Lawrence : insup­por­table, elle se met la presse française à dos"-).

  • 577385Premières pensées : décors futuristes, musique omniprésente - the show can begin.
  • Mauvais feeling : Observer Chris Prat -qui a le charisme d'une huître- se la jouer version "Robinson Crusoé de l'espace" pendant une heure n'est pas franchement des plus interesting.
  • Mauvais pressentiment : Jen est enfin réveillée, mais pourquoi ai je l'impression que l'on nous sert une romance déjà vue et revue ? Je t'aime, moi aussi - Oups tu m'as trahi, je ne t'aime plus - Pardon, je t'aime tellement... et blabla bli bla blabla...
  • Consternation finale : L'amour est plus fort que TOUT, plus fort que LA MORT - Amen  !

Moi je dis, vivement la reprise des cours scolaires pour que je puisse, enfin voir de vrais films d'auteurs tous les lundis.

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01 janvier 2017

Réveillon avec Les Animaux Fantastiques

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De David Yates

Avec Eddie Redmayne, Katherine Waterston, Dan Fogler

Synopsis

New York, 1926. Le monde des sorciers est en grand danger. Une force mystérieuse sème le chaos dans les rues de la ville : la communauté des sorciers risque désormais d'être à la merci des Fidèles de Salem, groupuscule fanatique des Non-Maj’ déterminé à les anéantir. Quant au redoutable sorcier Gellert Grindelwald, après avoir fait des ravages en Europe, il a disparu… et demeure introuvable.
Ignorant tout de ce conflit qui couve, Norbert Dragonneau débarque à New York au terme d'un périple à travers le monde...

What else ?

Pour basculer en douceur de 2016 à 17, il a été décidé de tester une nouvelle formule magique en famille (moins une parce qu'à 16 ans, on a des envies d'ailleurs) : resto+ciné sur Toulouse.

  • 3420881er constat : a lot of people dans les quelques restaurants ouverts mais pas de panique, la brasserie "les américains" nous accueille à bras ouverts.
  • 2ème constat : allons nous garder nos yeux grands ouverts pendant 2 h 10 alors que les premiers prémices du sommeil se font sentir ? La réponse est OUI.

Norbert Dragonneau (irrésistible Eddie Redmayne) nous mène à la baguette à travers le New York des années 20. Certainement grâce à la 3D, des décors réalistes et des bébêtes indomptables, on en prend plein les yeux... (note à moi même : penser à prendre une des multiples paires de lunettes qui traîne à la maison plutôt qu'en acheter une nouvelle paire à chaque séance :-/). 

  • 3ème constat : si le monde des Moldus et des Sorciers n'a plus aucun secret pour moi après ce premier volet (4 doivent suivre pour la plus grande joie du porte monnaie de J.K. Rowling), le retour à la réalité dans la vie nocturne toulousaine n'a rien de fantastique : soiffards, vomi en cascade, bris de verre jalonneront notre retour jusqu'à notre carrosse - beurk -.

Mon souhait pour l'année 2017 : que le Cinéma continue de nous enchanter par ses productions audacieuses, engagées, exigeantes toujours d'une grande richesse.

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31 décembre 2016

Cigarettes et Chocolat Chaud

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De Sophie Reine

Synopsis

Denis Patar est un père aimant mais débordé qui se débat seul avec l’éducation de ses filles, Janis 13 ans et Mercredi 9 ans, deux boulots et une bonne dose de système D. Un soir Denis oublie, une fois de trop, Mercredi à la sortie de l’école. Une enquêtrice sociale passe alors le quotidien de la famille Patar à la loupe et oblige Denis à un « stage de parentalité ». Désormais les Patar vont devoir rentrer dans le rang…

What else ?

434226Marre de cette nana la année qui n'en finit plus de voir partir toutes les idoles qui ont bercées notre jeunesse (de Bowie à George Michael en passant par Claude Gensac, Carrie Fischer, Prince ou Cohen...) ? 

Alors, courrez prendre un Chocolat Chaud avec Gustave Kerven et Camille Cottin !

Par contre, je ne vous propose pas de cigarette parce que c'est pas bon pour la santé, que ça pue et puis, que ça tue un peu aussi...

Soyons objectif, ce premier film -comme tous les premiers films- présente quelques maladresses (notamment dans le traitement du syndrome Gilles de La Tourette)  mais il déborde de tellement de tendresse, de générosité que l'on pardonne volontiers à la réalisatrice Sophie Reine, de s'être laissée emporter par trop d'allant. 

Comédie sociale dont la génèse est à chercher dans l'enfance -triste ?-  haute en couleur de Sophie Reine -"j’ai eu envie de décrire cette vie là : un papa débordé qui cherche à protéger à tout prix ses enfants d’un monde « où les mamans et les cochons d’inde meurent sans prévenir »"-, on ne peut que profiter du spectacle réjouissant que nous propose cette famille atypique, faisant fi des quand dira t on et des faux semblants.

154261Non content d'être un film "bouillonnant" d'amour, sa lumière colorée et son atmosphère joyeuse en font une Oeuvre Chaleureuse, idéale par temps froid et humide ;-)

Si toutefois je n'avais pas réussi à vous convaincre des bienfaits de ce film, j'abats ma dernière carte maîtresse : la musique de Bowie n'est jamais loin...

Bonnes fêtes à tous,

Et, à l'année prochaine...

 

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28 décembre 2016

Planétarium

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De Rebecca Zlotowski

Avec Natalie Portman, Lily-Rose Depp, Emmanuel Salinger

Synopsis

Paris, fin des années 30. Kate et Laura Barlow, deux jeunes mediums américaines, finissent leur tournée mondiale. Fasciné par leur don, un célèbre producteur de cinéma, André Korben, les engage pour tourner dans un film follement ambitieux. Prise dans le tourbillon du cinéma, des expérimentations et des sentiments, cette nouvelle famille ne voit pas ce que l’Europe s’apprête à vivre.

What else ?

Assurément, Planétarium n'empêchera ni la Terre de tourner autour du Soleil,

ni Vous, de dormir sur vos deux oreilles !

143915Film creux, à la frontière du vide intersidéral, je ne comprends toujours pas pourquoi Nathalie Portman (impeccable par ailleurs) s'est aventurée dans ce navet et les raisons qui l'ont poussée à y imposer Lily-Rose Depp (étoile montante ou filante ? seul l'avenir le dira).

Seul atout du film, une esthétique visuelle soignée.

Sa plus grosse faiblesse : un scénario alambiqué aux multiples thèmes (la montée du nazisme, la sororité, la spiritualité, la jalousie, le cinéma...) qui nous attrape -un temps-, pour nous perdre -souvent-, nous ennuyer -maintes fois- et finir par nous agacer -définitivement-.

Pour ceux, qui comme moi, sont passés complètement à côté du film, voici quelques éléments de compréhension glanés ici et là, lors d'interviews de la réalisatrice :

  • 144383"Je ressentais la nécessité de commenter le monde glissant, crépusculaire, dans lequel on est entré, avec les outils du romanesque"
  • "trois sœurs spirites américaines qui ont inventé le spiritualisme à la fin du 19ème, ancêtre du spiritisme, grand mythe de l’Americana. Leur succès avait été considérable, faisant naître et prospérer une doctrine avec des centaines de milliers d’adeptes à travers le monde, jusqu’aux cercles intellectuels européens..."
  • "Un épisode moins connu notamment me fascinait : l’embauche, une année, par un riche banquier, de l’une des sœurs pour incarner l’esprit de sa femme défunte. Cette histoire m’a plu. C’était un point de départ de thriller, résolument hitchockien..."
  • "riche producteur d’origine roumaine, naturalisé Français, croix de guerre, parti de rien, Bernard Natan avait racheté Pathé Cinéma en 1929, avait été la victime d’une campagne antisémite le démettant de ses fonctions, avant de le destituer de sa nationalité française, puis d’être remis par les autorités françaises à Auschwitz via Drancy. Une sorte d’affaire Dreyfus du cinéma en somme, mais méconnue".

"Tout s'éclaire" dans votre esprit ? Hallelujah et Vive le Cinéma expliqué aux nuls ;-)

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18 décembre 2016

La Fille de Brest

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De Emmanuelle Bercot

Bande Annonce 

Dans son hôpital de Brest, une pneumologue découvre un lien direct entre des morts suspectes et la prise d'un médicament commercialisé depuis 30 ans, le Mediator. De l’isolement des débuts à l’explosion médiatique de l’affaire, l’histoire inspirée de la vie d’Irène Frachon est une bataille de David contre Goliath pour voir enfin triompher la vérité.

What else,

507730Avertissement : auto-passage de pommade ;-) Je ne pensais pas si bien dire en concluant ma précédente critique cinéphile par les réalisateurs "ont ce privilège de pouvoir mettre en lumière toutes les injustices et les contradictions d'un monde qui tourne toujours plus vite, trop vite !" Emmanuelle Bercot, déjà réalisatrice de la Tête haute en 2015, en est la parfaite illustration. Plus qu'un film sur l'histoire du Médiator, c'est le combat d'Irène Frachon qu'E. Bercot met à l'honneur.

Hasard du calendrier, la fille de Brest sort sur nos écrans au moment même ou la protection juridique des lanceurs d'alerte est menacée (Cf ProcèsLuxLeaks).

Mais avant de critiquer, une piqûre de rappel s'impose :

  • 2610771976 : les laboratoires Servier commercialisent le Mediator, un antidiabétique.
  • 1997 : la revue Prescrire est la première à critiquer l'efficacité du médicament et à s'interroger sur les risques cardiovasculaires.
  • 2007 : Irène Frachon, pneumologue, alerte les autorités sanitaires des risques de problèmes cardiaques, liés à la prise du Mediator.
  • 2009 : l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé retire le médicament. 300 000 personnes sont alors traitées par le Mediator.
  • Mai 2010 : Irène Frachon publie Mediator, 150 mg : combien de morts ? 
  • Novembre 2010 : le chiffre de 500 morts est confirmé officiellement par la CNAM.
  • 2012-2013 : procès de Jacques Servier.
  • 2013 : mise en examen de l’Agence du Médicament.

Maintenant que vous êtes incollable sur ce médicament poison, voici toutes les bonnes raisons pour lesquelles je vous prescris "La fille de Brest" :

507105- Parce que la réalisation est énergique, puissante et jamais ennuyeuse,

- Parce qu'il insiste sur toute la rage, l'obstination mais aussi l'abnégation qui ont été nécessaires à Irène Frachon pour dénoncer le mauvais rapport bénéfice/risque face à un laboratoire pour le moins peu scrupuleux,

- Parce que le choix de filmer une autopsie (aussi choquante soit elle), renforce le côté émotionnel du film et nous rappelle que derrière chaque mort, il y a avant tout un être humain.

- Parce que vous ne risquez aucun effet indésirable : pas d'ennui, ni de somnolence n'ont été rapporté à ce jour.

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14 décembre 2016

Il Boom - Merci le Véo pour l'invit :-)

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De Vittorio De Sica

Bande Annonce 

Giovanni s'est lancé dans les affaires : train de vie luxueux, milieux huppés... Mais il s'endette et tente, sans succès, d'emprunter de l'argent. On lui propose alors un marché invraisemblable : échanger son œil valide contre un œil de verre...

What else,

111955Véritable petite curiosité que ce film italien de 1963 

proposé en séance unique par le cinéma Véo

et présentée par Marie-Pierre Lafargue, historienne du cinéma

Soyons honnête, pas besoin de long discours ni d'une critique  enlevée ; personne d'entre vous n'aura l'occasion de voir Il Boom, film bénéficiant d'une nouvelle jeunesse mais, malheureusement d'une diffusion pour le moins limitée (quelques séances sont encore programmées à l'American Cosmograph). Il faut dire qu'un film datant de 63 (même remastérisé) en noir et blanc et en italien, cumule quelques handicaps pour séduire un large public.

Souvent drôle, parfois sarcastique et sans concession avec une frange de la société qui se la pètele réalisateur De Sica dénonce avec ironie les dérives du "miracle économique" italien des années 50-60.

112736Toutefois, ce n'est pas tant le film qui m'a tapé dans l'oeil (Ah ah a...) mais la diversité des échanges après la projection. Entre des lectures différentes, de multiples références cinématographiques pour appuyer des propos, je suis toujours étonnée par les nombreuses réactions quel seul le Cinéma peut susciter.

Que ce soit sous couvert d'une comédie ou d'un drame, derrière les images, il y a toujours un message à décrypter que chacun interprète selon son vécu, son humeur du moment et sa culture. 

Ce soir là, l'historienne a conclu en affirmant que "les artistes absorbaient l'air du temps", j'irai encore plus loin en ajoutant qu'ils en sont des révélateurs et ont ce privilège de pouvoir mettre en lumière toutes les injustices et les contradictions d'un monde qui tourne toujours plus vite, trop vite !

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09 décembre 2016

La Supplication

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De Pol Cruchten

Bande Annonce 

Ce film ne parle pas de Tchernobyl, mais du monde de Tchernobyl dont nous ne connaissons presque rien. Des témoignages subsistent : des scientifiques, des enseignants, des journaliste, des couples, des enfants, ... Ils évoquent ce que furent leur quotidien, et puis la catastrophe.Leurs voix forment une longue supplication, terrible mais nécessaire qui dépasse les frontières et nous amène à nous interroger sur notre condition.

  D'après le livre de Svetlana Alexievitch, prix Nobel de littérature 2015

What else,

Qui se souvient de Tchernobyl ? 

075868Il y a fort à parier que tout le monde se rappelle ce qu'il faisait, où il était, lorsqu'il a apprit La Nouvelle -à moins de n'avoir pas encore fêté ses 30 printemps-.

Plus grande catastrophe de l'énergie nucléaire de l'histoire, plus gros mensonge d'Etat (le fameux nuage s'est il arrêté -ou pas- aux frontières de notre pays ?...), Tchernobyl semble être tombé -petit à petit- dans l'oubli collectif. Pourtant en ce tragique jour du 26 avril 1986, la vie de centaine de milliers d'ukréniens, biélorusses et russes a littéralement basculé dans l'indifférence générale.

073836Afin de lutter contre l'oubli, Pol Cruchten a adapté le livre de Svetlana Alexievich : "Regardez ce qui se passe avec Fukushima, c'est exactement la même chose. Tout le monde s'est affolé sur le moment, mais désormais ça semble appartenir au passé. Pourtant, les conséquences sont là, et elles sont désastreuses. Or, plus personne n'en parle."

Esthétiquement superbe, ce documentaire poignant nous fait l'effet d'une piqûre de rappel pour ne pas oublier ; c'était il y a trente ans pour Nous MAIS c'est  tous les jours pour Eux.

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28 novembre 2016

Swagger

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De Olivier Babinet

Bande Annonce 

Swagger nous transporte dans la tête de onze enfants et adolescents aux personnalités surprenantes, qui grandissent au coeur des cités les plus défavorisées de France. Le film nous montre le monde à travers leurs regards singuliers et inattendus, leurs réflexions drôles et percutantes. En déployant une mosaïque de rencontres et en mélangeant les genres, jusqu’à la comédie musicale et la science-fiction, Swagger donne vie aux propos et aux fantasmes de ces enfants d’Aulnay et de Sevran. Car, malgré les difficultés de leur vie, ils ont des rêves et de l’ambition. Et ça, personne ne leur enlèvera.

What else,

BIG COUP deimagespour SWAGGER (et en plus ça rime ;-)

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Ni tout à fait un Film, ni véritablement un Documentaire formaté pour un nouveau numéro d'Envoyé Spécial, Swagger pourrait être rangé dans la catégorie Cinéma Social d'utilité publique.

Par la beauté des images, par une mise en scène savamment étudiée et une multitude d'entretiens hauts en couleur avec 11 adolescents du 9-3, le spectateur plonge dans l'univers de la banlieue sans filtre, sans trash, sans condescendance.

Mais commençons par le commencement :

- Kesako qu'être « un Swagger » ?... : c'est une façon de se comporter et d'apparaître au monde d’une manière qui génère du respect au sein de votre entourage.

- Y a t il dans le dico, une définition de la banlieue autre que la couronne qui entoure la ville ? Et bien oui, car ce mot même de banlieue est chargé d'ambiguïtés puisqu'il recouvre cinq notions : une notion juridique se rapportant au droit féodal, une notion géographique, celle de ceinture urbanisée dépendante du centre, une notion sociologique permettant de rendre compte de l'exclusion qui touchent les habitants des marges urbaines, une notion culturelle qui fait référence aux pratiques festives qui sont nées sur ce territoire (tags, rap…), une notion symbolique enfin pour exprimer le discrédit qui pèse sur une partie des populations périphériques.

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Fort de ces éléments, je vous encourage vivement à accompagner -et soutenir- le cinéaste Olivier Babinet (animateur d'ateliers au sein de ce collège d'Aulnay sous bois pendant deux ans, il a eu envie de "mettre en images le quotidien de ce lieu à travers un clip dans lequel j’ai proposé à tous les «habitants» du collège de participer. On a fait ça sur la musique du groupe de Jean Benoit Dunkel «Tomorow’s World». Le résultat était tellement fort que j’ai eu envie d’aller plus loin en faisant un film sur eux et surtout avec eux") dans cette vibrante chronique sociale.

Swagger, tour à tour émouvant, interpellant, pertinent, drôle est une véritable leçon de vie, bien loin des clichés ordinaires véhiculés par les médias.

Alors, je ne sais pas si j'ai du Swagg mais le film lui, n'en manque Pas !

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