Quel Cin'Emma !

18 juillet 2017

Embrasse-moi !

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De OcéanerosemarieCyprien Vial

Avec  OcéanerosemarieAlice PolGrégory Montel

Bande Annonce

Océanerosemarie déborde de vie, d’amis et surtout d’ex-petites amies. Mais elle vient de rencontrer Cécile, la "cette-fois-c'est-vraiment-la-bonne" femme de sa vie ! Même si elle ne lui a pas vraiment demandé son avis... Il est temps pour Océanerosemarie de grandir un peu pour réussir à la conquérir. En sera-t-elle seulement capable ?

What Else ?

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S'il y a peu de risque pour un embrasement de la salle,

Embrasse-moi ! a le mérite d'être rafraîchissant !

-ça tombe bien, il fait trop chaud cet été ;-)-

 

 

Caractéristique audacieuse du film : première comédie romantique lesbienne portée à l'écran. 

029277Comme dans toutes les comédies romantiques, Embrasse moi ! ne brille pas par son originalité et reprend les mêmes codes de la rom-com traditionnelle avec un happy-end attendu, une inévitable incompréhension en cours de route, sans oublier le classique coup de foudre de départ.

Avouons que même si cette absence d'originalité n'aura pas empêché des millions de spectateurs de roucouler devant "Quand Harry rencontre Sally", glousser devant "Pretty Woman" ou vibrionner devant "Coup de foudre à Notting Hill", une impression de déjà vue saute aux yeux du spectateur. Quelques-uns ont quitté la salle en cours, bien mal leur en a pris !

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En plus d'être léger, simple et drôle, Alice Pol et Océanerosmarie font le job. Aidées par une ribambelle d'acteurs aussi chaleureux et sympathiques les uns que les autres (Michèle Laroque, Nicole Ferroni, Laure Calamy, Grégory Montel...), elles soufflent un vent de tendresse sur cette histoire, renversent des barrières pour se donner une chance et nous emportent avec elles.

Meg Ryan et Julia Roberts n'ont qu'à bien se tenir, Alice Pol vient jouer avec elles dans la cour des comédies romantiques réussies.

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13 juillet 2017

En attendant Bojangles

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Juste un petit mot sur ce livre bouleversant qui m'a accompagné - quelques jours  parce qu'il n'est pas très long - pendant mes trajets quotidiens pour aller au travail, suivi jusque tard dans mon lit.

Comme l'écrit si bien Olivier Bourdeaut :

  • J'ai dansé et ri avec cette Famille,
  • J'ai pleuré - chez le coiffeur - avec Elle,
  • J'ai menti avec Eux comme s'ils étaient toujours vivants.

C'était n'importe quoi !

Parce que la vie, c'est souvent comme ça et c'est très bien ainsi....

A lire sans modération !

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12 juillet 2017

Ce qui nous lie

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De Cédric Klapisch

Avec  Pio MarmaiAna GirardotFrançois Civil 

Bande Annonce

Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie. Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent.

What Else ?

On s'en jette un ptit ?

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  • Un brin mélancolique,

  • Plutôt trop ? long en bouche,
  • Fort en tendresse et bons sentiments,

"Ce qui nous lie" n'est pas un vin film de garde mais comme il passe plutôt bien à l'écran, il se consommera avec bienveillance et sympathie.

Porté notamment par 3 acteurs "frais" et séduisants, agrémenté d'une bonne dose d'humour, ce film va tenter avec plus ou moins d'aisance et de réussite, de faire le lien entre attaches, racines, transmission, maturité  et...  le dépôt qui se forme dans les liquides fermentés comme le vin ;-).

356583Si l'on oubliera vite les quelques couplets-clichés sur la nécessité du bio, les tirades sur les incompréhensions et non-dits entre père-fils, on gardera longtemps en tête la beauté du vignoble bourguignon et les années de labeur nécessaires afin d'obtenir un grand cru. 

Du choix du moment idéal pour démarrer les vendanges, en passant par la récolte des grappes, le piétinement des raisins, sa fermentation en cuve, son étape de clarification, puis sa mise en bouteille, rien ne vous sera épargné caché !

Et c'est, à défaut d'avoir vu un grand cru film sur les relations fraternelles, incollable sur les étapes de la production du vin que vous sortirez de la salle.

A la vôtre !

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15 juin 2017

Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar

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De Joachim RønningEspen Sandberg

Avec Johnny DeppJavier BardemBrenton Thwaites

Bande Annonce

Les temps sont durs pour le Capitaine Jack, et le destin semble même vouloir s’acharner lorsqu’un redoutable équipage fantôme mené par son vieil ennemi, le terrifiant Capitaine Salazar, s’échappe du Triangle du Diable pour anéantir tous les flibustiers écumant les flots… Sparrow compris ! Le seul espoir de survie du Capitaine Jack est de retrouver le légendaire Trident de Poséidon, qui donne à celui qui le détient tout pouvoir sur les mers et les océans. Mais pour cela, il doit forger une alliance précaire avec Carina Smyth, une astronome aussi belle que brillante, et Henry, un jeune marin de la Royal Navy au caractère bien trempé. À la barre du Dying Gull, un minable petit rafiot, Sparrow va tout entreprendre pour contrer ses revers de fortune, mais aussi sauver sa vie face au plus implacable ennemi qu’il ait jamais eu à affronter…

What Else ?

Mille millions de mille sabords,

C'est qu'il se laisse regarder, ce blockbuster des caraïbes number 5 !

561580Je ne pense étonner personne en avouant n'avoir jamais regardé un Pirate des Caraïbes en entier -franchise qui m'a toujours laissée à 37,2° et ce malgré la présence au générique de mon elfe préféré-. MAIS 40° à l'ombre conjugués à l'insistance de ma fille auront eu raison de mes réticences... Et c'est le corps surchauffé et l'esprit résigné que j'ai rejoint la cohorte d'adolescents imberbes pour découvrir Jack, mais surtout profiter de la climatisation pendant 2h15. 

Version longue

Mes premières impressions sont que comme dirait un certain Jean-Jacquesla musique est bonne, le son est poussé à fond, la clim aussi :-) et la scène d'ouverture est tout à fait remarquable.

Deuxième effet kiss cool 

  • Les batailles navales ont un effet rafraîchissant ! L'océan est déchainé, les gerbes d'eau et les vagues submersives mettent à mal les navires mais pas le Black Pearl. 
  • Les petits nouveaux de la bande apportent aussi beaucoup de fraicheur à l'image de l'héroïne, Carina Smyth, pleine de fougue, d'audace et un brin féministe.

Une suggestion au passage : Mesdames et Messieurs les producteurs, pensez à distribuer un petit guide technique aux spectatrices/eurs néophytes. Pas facile de tout intégrer entre flash-back, légendes ancestrales, malédictions et devinettes mystérieuses.

Go ! Go ! Johnny Be Goode

560642Si le pirate le plus déjanté de la planète nous offre un festival d'humour, il semblerait que peu de monde ait apprécié les extravagances de la star hors caméra. Selon des sources mal intentionnées, Johnny Depp aurait été constamment "ivre et ingérable" pendant le tournage du film, perturbant ainsi le bon déroulement des choses. Mais pourquoi y voir là un caprice de star ? Je pense, sans objectivité aucune, que Johnny ne faisait que coller au plus près du personnage irrévérencieux qu'est Jack Sparrow !

Après le bouquet final, on sort de la salle plutôt relax et rafraîchit par ce bon divertissement familial.

                                   Version courte

Ca mange pas de pain,

Ca ne revolutionne rien,

Mais c'est plutôt bien !

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09 juin 2017

Marie-Francine

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De Valérie Lemercier

Bande Annonce

Trop vieille pour son mari, de trop dans son boulot, Marie-Francine doit retourner vivre chez ses parents... ... à 50 ans ! Infantilisée par eux, c'est pourtant dans la petite boutique de cigarettes électroniques qu'ils vont lui faire tenir, qu'elle va enfin rencontrer Miguel. Miguel, sans oser le lui avouer, est exactement dans la même situation qu'elle. Comment vont faire ces deux-là pour abriter leur nouvel amour sans maison, là est la question...

What Else ?

Si "Francine inspire la Cuisine" -génération pub ;-)-,

Si Valérie L. s'inspire d'un sujet à la mode déjà traité au cinéma,

-sous le même toitretour chez ma mère, mon père, mon frère et mes soeurs... Oh oh ce serait le bonheur !

mais comme le dit si bien le slogan marque Marie, "Ce n'est pas parce que c'est déjà fait qu'il ne faut rien faire"-

Marie-Francine ne suscitera pas l'ébahissement espéré !

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Après 1 h 35 de dégustation, j'ai eu la désagréable impression d'assister -comme dans de nombreux films d'humoristes- à une succession de sketchs, de vannes, de théâtre de Bouvard... qui auraient pu faire mouche s'il ne s'était pas agi d'un film...

- Dommage de ne pas avoir rajouté une dose de Maizena pour apporter plus de consistance au film, donner plus de liant entre les scénettes. 

- Regrettable d'avoir poussé la caricature des parents à son paroxysme ; un zeste de sucre vanillé aurait contribué à leur donner un peu plus de douceur.

- Pénible le manque de rythme général qui alourdit l'ensemble ; peut être aurait il fallu utiliser une levure Vahiné ? Ça aurait été gonflé.

Moralité : Si la qualité des ingrédients est primordiale pour réussir une recette un film, il ne faut pas pour autant en négliger la préparation ! 

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29 mai 2017

Get out !

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De Jordan Peele

Avec Daniel KaluuyaAllison WilliamsCatherine Keener 

Bande Annonce

Couple mixte, Chris et sa petite amie Rose  filent le parfait amour. Le moment est donc venu de rencontrer la belle famille, Missy et Dean lors d’un week-end sur leur domaine dans le nord de l’État. Chris commence par penser que l’atmosphère tendue est liée à leur différence de couleur de peau, mais très vite une série d’incidents de plus en plus inquiétants lui permet de découvrir l’inimaginable.

What Else ?

Un conseil ?

Tirez vous vite de la salle obscure -facile...-

et profitez du soleil !

195066Présenté comme un film d'horreur glaçant, angoissant, Get out tient une partie de ses promesses par le tourment qu'il procure au spectateur -gla gla- et à l'agitation communicative de l'hôte d'un soir. Pour ce qui est de l'horreur, elle n'est globalement que suggérée, donc pas de panique, on sursaute, on tressaille un peu mais pas de main devant le visage, ni haut-le-coeur.

Mais -parce qu'il y a un gros MAIS- une mise en scène habile, une atmosphère lourde et pesante, ou encore un fond de réflexion -j'ai bien dit un fond- sur le racisme ne suffiront pas à faire de ce film un chef d'oeuvre du genre comme lu dans de nombreux magazines.

534778Si sur la forme, Get Out est intéressant, sur le fond, ça coince ! Le réalisateur souhaitait que "son film fasse en sorte que le spectateur se pose des questions sur les préjugés que l'on se forge dès la naissance en fonction du milieu social", mais le scénario est tellement biscornu que l'on ne sait plus si l'on regarde une satire sur le racisme mondain, une version ciné de "stars sous hypnose", un épisode de "vis ma vie : j'aurais voulu être chirurgien" ou une énième série B à pop-corn à voir entre potes. 

Et puis sincèrement, quelle drôle d'idée d'avoir saupoudré le tout d'un humour -lourd- à la Eddie Murphy. Peut être aurait il été plus judicieux de le choisir noir -l'humour- ? On aurait au moins pu grincer des dents !

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19 mai 2017

Les Fantômes d’Ismaël

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De Arnaud Desplechin

Avec  Mathieu AmalricMarion CotillardCharlotte Gainsbourg

Bande Annonce

À la veille du tournage de son nouveau film, la vie d’un cinéaste est chamboulée par la réapparition d’un amour disparu…

What Else ?

Hum... Bien complexe tout cela...

Un peu trop pour moi !

596711A en juger par les réactions diverses et variées de mes camarades/ciné d'un soir, il est fort à parier que le film divisera, florilège de remarques entendues à la sortie :

- Nul ! 

- J'ai besoin de digérer le film -pas les frites à volonté du Bistro Régent- avant de donner mon opinion,

- pas désagréable, j'ai même bien aimé. C'est un film sur le "poids des autres",

- Bavard ! -ça c'est moi qui l'ai dit !-

12 heures de digestion plus tard, je maintiens mon "Bavard" et reste très partagée sur l'objet cinématographique obscur et embrouillé qui nous a été proposé. Serais je passée à côté ? 

598274Dans une interview, Arnaud Desplechin explique avoir réalisé un film comprenant cinq films"C’est le portrait d’Ivan, un diplomate qui traverse le monde sans n’y rien comprendre. C’est le portrait d’Ismaël, un réalisateur de film qui traverse sa vie sans n’y rien comprendre non plus. C’est le retour d’une femme, d’entre les morts. C’est aussi un film d’espionnage… Cinq films compressés en un seul, comme les nus féminins de Pollock. Ismaël est frénétique. Et le scénario est devenu frénétique avec lui ! Pourtant, Ismaël dans son grenier essaie de faire tenir ensemble les fils de la fiction…". 

A la lumière de ce qui vient d'être dit, il est maintenant évident qu'il me faudrait plusieurs visionnages pour assembler toutes les pièces du puzzle, m'approprier les personnages, décortiquer leurs relations complexes ou encore saisir toute la subtilité des dialogues. Alors, même si je reconnais au film des qualités techniques manifestes : un montage virtuose, une lumière travaillée, un cadrage  original, je passe mon tour  !

Si vous aimez Charlotte, Marion, Mathieu ou encore Louis, leur simple présence au casting vous suffira pour passer un bon moment,

Si vous hésitez toujours, n'oubliez votre décodeur pour apprécier à sa juste valeur, ces mystérieux fantômes !

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12 mai 2017

Jonction 48

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De Udi Aloni

Avec   Tamer NafarSamar QuptySalwa Nakkara

Bande Annonce

Dans la petite ville de Lyd à 20 minutes de Tel Aviv, Kareem, rappeur palestinien, mène une vie faite de petits boulots et de virées entre potes. Lui et son amie Manar doivent lutter pour s’aimer et s’exprimer par leur musique, que ce soit dans leur ghetto rongé par la criminalité ou sur la scène hip-hop de Tel-Aviv…

What Else ?

Vent de Rap sur Gaza

 Coup de coeur <3

092820Encore un coup de coeur ? pensez vous donc 

Mais c'est pas ma faute à moi si j'enchaine d'excellents films ; la faute en revient à l'American Cosmograph avec une programmation éclectique, enrichissante et instructive à mille lieux de celle pratiquée par les multiplexes toulousains.

Encore un film sur Gaza ! soupirez vous peut-être...

Mais c'est pas ma faute à moi si l'actualité cinématographique du moment fait la part belle aux réalisations provenant du moyen orient (à voir sur nos écrans prochainement, "le chanteur de gaza").

Pour information -et déterminant pour la compréhension du bisbille israelo-palestinien-, la ville israélienne de Lod était autrefois, la cité palestinienne de Lyd. En 1948, les Palestiniens ont dû laisser place aux Israéliens ; encore aujourd'hui, la ville est mixte de ces deux populations. Les citoyens palestiniens d’Israël sont souvent désignés comme "Palestiniens de 48", d'où le titre du film.

Jonction 48 : Photo Samar Qupty, Tamer NafarDe la même veine que l'enthousiasmant "Je danserai si je veux", Jonction 48 reprend les mêmes thèmes clivants -rivalité entre arabes et juifs, traditions ancestrales aliénantes-, mix les trajectoires des habitants de Lod, dénonce les injustices et fait acte de résistance.

Par des textes engagés, réalistes et lucides, Tamer Nafar -Kayne West n'à qu'à bien se tenir- nous éclaire sur une génération méprisée par certains, abandonnée de tous. Une réplique du film résume à elle seule toute la problématique de la jeunesse palestinienne : "Les juifs ou ta famille, même combat !".

Si vous en avez l'occasion, allez rapper avec ces jeunes qui feront la Palestine de demain. Mais attention, on ne sort pas de la salle sans un petit pincement au coeur...     

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02 mai 2017

Aurore

Aurore affiche

De Blandine Lenoir

Avec  Agnès JaouiThibault de MontalembertPascale Arbillot

Bande Annonce

Aurore est séparée, elle vient de perdre son emploi et apprend qu’elle va être grand-mère. La société la pousse doucement vers la sortie, mais quand Aurore retrouve par hasard son amour de jeunesse, elle entre en résistance, refusant la casse à laquelle elle semble être destinée. Et si c’était maintenant qu’une nouvelle vie pouvait commencer ?

What Else ?

A l'American Cosmograph, il valait mieux ne pas être en retard mercredi dernier, pour la sortie nationale d'Aurore. Vingt minutes d'attente sur le trottoir et quelques gouttes de pluie plus tard, une ouvreuse me dégota deux fauteuils au deuxième rang sur le côté gauche de l'écran -l'équivalent des virages dans un stade de foot...-. Mais peu importe le placement, l'essentiel était ailleurs, dans l'impatience et l'exaltation de retrouver la grande Agnès Jaoui dans un rôle principal.

J'aime Jaoui !

Les 4 et mille et une raisons de mon admiration  :

336598- Une rare pertinence dans le travail d'écriture (scénariste entre autres de Cuisine et dépendances, Un air de famille, On connaît la chanson, Le goût des autres...), 

 

- Un incroyable tandem d'observation et de création avec J-P. Bacri,

- Une liberté artistique et un parcours professionnel hors norme (ciné - chant - théatre - pause),

- Une liberté de ton et un engagement politique fort sur plusieurs sujets de société (intermittents du spectacle, étrangers en situation irrégulière...).

Mais, pourquoi aller voir Aurore ?

Parce qu'il y a Jaoui, pardi ! Mais pas que...

Si dans L'avenir -film intello de Mia Hansen-Løve (Cf critique du 13/04/16)-, la quinquagénaire que jouait Isabelle Huppert se réjouissait -en apparenced'une soudaine liberté retrouvée, après le départ de ses grands enfants, de son mari pour une femme plus jeune et de sa mère pour un monde meilleur.

333785Pour Aurore, les mêmes causes (départ des enfants, divorce, chômage) ne produiront pas forcément les mêmes effets. Même si l'on ressent ses doutes, ses moments de solitude, son sentiment d'être invisible aux yeux de la société (même les portes automatiques coulissantes s'en mêlent), Aurore ne va pas abdiquer. Elle a 50 ans, et alors ? Elle existe, elle vit et ne va pas s'excuser d'être là.

Pendant une heure trente, Agnès Jaoui -lumineuse- va donner vie à Aurore. Avec naturel, quelques rondeurs assumées, elle enfile le costume la jupe de cette femme simple et généreuse qui cherche à donner un nouveau sens à sa vie et nous renvoie à notre propre histoire.

Aurore, c'est une histoire,

Mais c'est aussi un peu la vôtre si vous avez passé la barre des 50 ans... 

“L'aurore ressemble à un regard d'une tendresse infinie.” Nicole Oude

 

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21 avril 2017

Je danserai si je veux

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De Maysaloun Hamoud

Bande Annonce

Layla, Salma et Nour, 3 jeunes femmes palestiniennes, partagent un appartement à Tel Aviv, loin du carcan de leurs villes d'origine et à l'abri des regards réprobateurs. Mais le chemin vers la liberté est jalonné d'épreuves…

What else ?

banque-d-images-cliparts-gratuites-et-libres-de-droits9-1560x1562                                                      Film Coup de Coeur

                                Film Coup de Poing

                Film Politique

Film Féministe

           Film Courageux qui a permis à Maysaloun Hamoud -réalisatrice palestinienne- de récolter de nombreux prix dans divers festivals (Toronto - San Sébastien - Zagreb - Haïfa) mais aussi une reconnaissance par les fondamentalistes dont elle se serait volontiers passée, à savoir une fatwa la condamnant à mort.

Cela fait maintenant une quinzaine de jours que j'ai découvert ce film, enthousiasmant à souhait, engagé, audacieux, prenant fait et cause pour les femmes palestiniennes. Mais, comme à chaque fois qu'un film me touche, je sèche sur ma critique... Comment parvenir à faire ressentir avec mes simples mots, l'émotion et la force véhiculées par Layla, Salma et Nour ? Trois palestiniennes que tout oppose (une avocate indépendante, une serveuse DJ et une jeune étudiante, religieuse et respectueuse des traditions) mais qui font preuve d'une rare bienveillance les unes envers les autres dans une société conformiste, prête à juger les impétueuses au moindre faux pas....  

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Si le film ne surprendra pas le spectateur par sa réalisation somme toute classique, il frappera les esprits par le courage de son propos et nous happera par son énergie communicative, sa musique endiablée et son rythme soutenu. 

Le sentiment qui m'a animé au moment du générique final, c'est d'avoir eu le privilège d'être invitée à partager le quotidien tumultueux de la jeunesse de Tel Aviv et toucher du doigt le long et douloureux chemin qu'il reste à parcourir à ces femmes resistantes (n'ayons pas peur des mots) pour s'émanciper du joug patriarcal.

Si vous ne savez pas quoi faire ce week-end, accordez une danse à Layla, Salma et Nour... Vous ne le regretterez pas !

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