Quel Cin'Emma !

26 septembre 2016

Juste la fin du Monde

081608

De  Xavier Dolan Avec Gaspard UllielNathalie BayeLéa Seydoux, Marion Cotillard, Vincent Cassel

Bande Annonce

Regardez la bande annonce ! 

La table est dressée, le vin se décante...

Le décor est planté pour un déjeuner en famille qui s'annonce oppressant tant par la chaleur caniculaire que par l'atmosphère ambiante.

Que le banquet commence...

Mais encore,

067381

S'il pensait prendre son café en riant,

S'il pensait que les autres le laisseraient "Déjeuner en paix", 

Sans reproche, sans pleurs, sans cris - comme dans un mauvais film, une série B -

Alors Xavier Dolan ne serait plus le fabuleux prodige québécois qui avait déjà séduit Cannes avec "Mommy".

Xavier Dolan, ou l'art de réaliser une oeuvre d'une intensité remarquable, avec une mise en scène étourdissante - à partir d'une histoire assez simpliste et banale au fond -.  Beaucoup de silence, des sourires, des ententes, des regards, des éclats de voix... Des acteurs qui s'effacent parfaitement derrière leurs personnages pour laisser place à des êtres torturés par la rancoeur, la jalousie, l'incompréhension, la peur...

2048x1536-fit_gaspard-ulliel-nathalie-baye-juste-fin-monde-xavier-dolan


On aimera comme moi : pour l'intensité dramatique ressentie pendant ce huit-clos asphyxiant, pour la lumière, les gros plans, les acteurs...

On détestera comme d'autres... 

Mais personne ne sortira indifférent de ce film anti pop-corn à la saveur fraiche, délicate, légèrement acidulée.

 

Posté par rose la foudre à 20:49 - Commentaires [4] - Permalien [#]


20 septembre 2016

Victoria

 545138

De Justine Triet Avec Virginie EfiraVincent LacosteMelvil Poupaud

Synopsis

Victoria Spick, avocate pénaliste en plein néant sentimental, débarque à un mariage où elle y retrouve son ami Vincent et Sam, un ex-dealer qu’elle a sorti d’affaire. Le lendemain, Vincent est accusé de tentative de meurtre par sa compagne. Seul témoin de la scène, le chien de la victime. Victoria accepte à contrecœur de défendre Vincent tandis qu'elle embauche Sam comme jeune homme au pair. Le début d’une série de cataclysmes pour Victoria.

Mais encore,

"Comédie hilarante" ?!?

Il faudra un jour, penser à ne plus survendre un film avec une critique mensongère accrocheuse plaquée sur l'affiche ! 

Justine Triet définit son nouveau film comme une comédie "désespérée" sur la vie chaotique d’une femme contemporaine. Je rappelle "au chargé de com" la définition de désespérer : faire perdre l'espoir à quelqu'un, le contrarier vivement, l'affliger, le tourmenter. Sémantiquement parlant, nous sommes donc bien loin de l'hilarité promise. 

Mais encore, me direz-vous... to laugh or not to laugh ?

325680

Only smile, vous répondrais-je... parce que les dialogues peuvent être savoureux par moments, parce que certaines scènes sont réellement cocasses. Mais dans l'ensemble, ce film sur une héroïne des temps modernes flirte plus souvent du côté du mélo que de la comédie hilarante

Et si ce film mérite d'être vu, il ne le vaut que pour la performance époustouflante de Virginie Efira - je précise que je pèse mes mots... contrairement à d'autres -. De tous les plans, Virginie Efira irradie l'écran. Tantôt se déhanchant sur la piste de danse, tantôt se lamentant sur sa vie sentimentale, elle donne au personnage de Victoria une humanité, une sincérité touchante. A côté d'elle, Vincent Lacoste et Melvil Poupaud feraient presque pâle figure.

A voir pour Efira, qui ne va pas tarder à devenir mon actrice préférée... avec Isabelle Huppert, Catherine Deneuve, Karin Viard, Meryl Streep, Catherine Frot... Pardon pour celles que j'oublie, qu'elles ne m'en veuillent pas trop ;-)

Posté par rose la foudre à 12:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 septembre 2016

Eternité

 198340

De  Tran Anh Hung Avec Audrey TautouBérénice BejoMélanie Laurent

Synopsis

Quand Valentine se marie à 20 ans avec Jules, nous sommes à la fin du 19e siècle. À la fin du siècle suivant, une jeune Parisienne, l’arrière-petite-fille de Valentine, court sur un pont et termine sa course dans les bras de l’homme qu’elle aime. Entre ces deux moments, des hommes et des femmes se rencontrent, s’aiment, s’étreignent durant un siècle, accomplissant ainsi les destinées amoureuses et établissant une généalogie… Une éternité…

Mais encore,

527945Définition de l'éternité selon le Larousse : Ce qui n'a ni commencement ni fin. 

Définition de l'éternité selon Tran Anh Hung : "Il n’y a quasiment pas de scènes dans le film, mais seulement des situations esquissées qui passent, qui s’écoulent, entraînées inexorablement par le temps....À proprement parler : ce qui a été mis en boîte n’était que de courtes situations esquissées sans queue ni tête. J'espère restituer au spectateur l’émotion que j’ai reçue en lisant le livre "L'élégance des veuves" d’Alice Ferney, paru en 1995." Oups...  Raté ai-je envie de dire...

Ma Définition de l'éternité : Jamais un film n'aura aussi bien porté son nom, laissant le spectateur sombrer dans l'ennui pour... deux heures... une éternité... un chemin de croix oserais-je même soupirer !

527008Si le propos du réalisateur n'est pas compliqué à saisir (nous ne sommes que de passage sur Terre mais eurêka, nous laisserons une trace grâce aux fruits de nos amours), sa réalisation est une toute autre histoire.

J'ai assisté, impuissante, à une succession de scènes filmées au ralenti, de flashbacks, de minauderie, de mièvrerie...

525289

 

J'ai du supporter une voix off omniprésente, une musique au piano exaspérante... Le pompon revenant au mari d'Audrey Tautou (dans le film, hein ! not in the real life) avec sa foutue guitare et ses trois accords répétés à l'envie, qui semble durer une éternité... 

Moralité : la prochaine fois, j'écoute le chroniqueur de France Inter qui parlait de ce film comme d'un océan de vacuité et je repousse ma rentrée cinématographique d'une semaine ;-)

Posté par rose la foudre à 11:50 - Commentaires [1] - Permalien [#]

26 juillet 2016

Juillet Août

Juillet Août : Affiche

De  Diastème Avec Patrick ChesnaisPascale ArbillotThierry Godard

Synopsis

C’est l’été. Les familles migrent et se recomposent.
Laura, 14 ans, et Joséphine, 18 ans, partent en juillet avec leur mère dans le Sud, puis en août chez leur père en Bretagne.
La cohabitation entre ados et adultes ne manque ni de tendresse, souvent non-dite, ni d’exaspération, parfois bruyante…
Car les filles ont leurs secrets, qui n’ont pas grand-chose à envier aux problèmes de leurs parents et de leurs beaux-parents.
C’est l’été de tous les dangers ? Pas tout à fait. Quoique.

Mais encore,

Juillet Août : Photo Alma Jodorowsky, Luna LouDes trois derniers films vus, c'est peut-être celui qui aura été le plus plaisant - ou le moins pire - c'est selon !

Un sujet intéressant : Les joies et les galères des vacances dans les familles recomposées. Juillet se déroulera sous le soleil de la côte d'Azur, dans la propriété du beau-père, avec un programme des plus alléchant : soleil, piscine, bronzage, fête. A contrario, le mois d'août nous entraînera sous le crachin breton, chez le père - pas de chance pour lui - dans un environnement moins propice au farniente.

Des acteurs qui tiennent la route avec notamment un Patrick Chesnais touchant dans le rôle du beau père dépassé, une nouvelle pépite Luna Lou et un talent qui se confirme en la personne d'Alma Jodorowsky.

Juillet Août : Photo Alma Jodorowsky, Luna LouUne Bande Originale signée Alex Beaupain, illustrant parfaitement la tendresse ambiante qui se dégage du film, avec un soupçon de nostalgie (un peu comme la B.O. de Camille Redouble composée par Gaetan Roussel).

Mais il y a un petit quelque chose qui cloche et empêche le film de véritablement décoller. L'intrigue pseudo-policière rocambolesque doit y être pour beaucoup, mais c'est autre chose... Quelque chose que j'ai du mal à définir... Peut être un manque de liant entres les scènes, quelques trous d'air dans le scénario ?!?.... Qu'importe... C'est l'été !

A MOI, le Soleil

A MOI, la Méditerranée, le Sable Chaud et la crème solaire

A MOI, la coppa, le prisuttu, les figatelli et le brocciu

Vive les vacances

Je vous souhaite un bel été et vous retrouverai en septembre pour une nouvelle année cinéphile.

à prestu...

Posté par rose la foudre à 00:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 juillet 2016

Débarquement Immédiat

134776_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx

De Philippe de Chauveron Avec Ary Abittan, Medi Sadoun, Cyril Lecomte

Synopsis

C'est l'histoire d'un flic de la police des frontières qui ramène un gars dans son pays, sauf que ce n'est pas le bon gars et ce n'est pas le bon pays...

Mais encore,

556397_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxDébarquez-moi

Cœur ouvert au bout des doigts

J'ai viré de bord

Je me suis donné la foi

Qui brise le sort

Et je vous emmène au-delà

De ce mur entre vous et moi

                                             Débarquez-moi de cette salle !

Plutôt écouter la chanson de Jean Luc Lahaye en boucle que revoir ce navet une deuxième fois...

547022_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxPourtant ce film avait l'air alléchant sur le papier : un réalisateur reconnu (Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ? et ses 12 millions de spectateurs), deux acteurs en vogue et une bande annonce amusante.

Mais du papier à l'écran, il y a une montagne qui n'a pas été franchie...

Au mieux, certains y verront un énième buddy movie sur l'Ile de Malte ; au pire, une bien pâle copie de La Chèvre avec sa succession de vannes laborieuses - et pour la plupart déjà vues ou entendues -.

Anecdote : A la fin de la séance, ma fille de 11 ans m'a demandée s'il y avait un message à retirer du film... Hum ?!?!  A la réflexion, je pense que le réalisateur voulait nous interpeller sur la reconduite à la frontière des clandestins par la police. Mais, est-ce le ton employé ? Est-ce le sujet sensible abordé ? L'ensemble ressemble plus à un Crash Cinématographie qu'à une comédie grinçante sur un sujet de société.

Posté par rose la foudre à 12:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]


23 juillet 2016

Sparrows

079170_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx

De  Rúnar Rúnarsson   Avec  Atli Oskar Fjalarsson, Ingvar Eggert Sigurðsson

Synopsis

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Ari, 16 ans, vit avec sa mère à Reykjavik lorsqu’il doit soudain retourner vivre chez son père Gunnar, dans la région isolée des fjords, au nord-ouest de l’Islande. Sa relation avec son père n’est pas des plus faciles et ses amis d’enfance semblent avoir bien changé. C’est dans cette situation difficile à laquelle il ne peut échapper qu’Ari devra s’imposer pour trouver sa voie.

Mais encore,

Ne vous méprenez pas sur le nom du film, point de Jack Sparrow à l'horizon, ni de pirate des Caraïbes en vue. Par contre, c'est l'occasion de retrouver nos amis islandais - quart de finaliste héroïque du dernier euro - apprenant au monde entier l'art du clapping. Maintenant que les présentations sont faites : de quoi qu'ça cause ? Comme l'indique le synopsis, on suit les retrouvailles d'Ari avec son alcoolique de père, dans sa région natale où les distractions sont pour le moins rares.

Mille millions de mille sabords

Mais quel ennui mortel 

288445_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxSi notre héros se fait suer dans ce pays ou l'on ne voit jamais la nuit, ni le soleil soit dit en passant, meublant ses journées entre descente de bière, tentative d'intégration avec les jeunes du coin, dépucelage et un job d'été dans l'usine de poisson ; nous aussi, on sombre dans l'ennui, la bière en moins...

J'ai hésité à quitter la salle, mais de par mon positionnement en bout de rang - coincée contre le mur - je n'ai pas osé déranger tous mes voisins, dans le tout nouveau, tout beau American Cosmograph (ex-Utopia).

jusqu'à la 90ème minute... et le choc des images !

L'avant dernière scène (qui n'est pas sans rappeler breaking the waves de Lars von Trier par sa violence et son horreur) est à vous dégoûter de la nature humaine. La dernière (d'une grande beauté) vous permet de reprendre votre souffle et peut-être, je dis bien peut-être, mieux comprendre le propos du réalisateur - sans toutefois lui pardonner les 1h30 de supplice.

 "C'est une erreur de laisser le spectateur penser que tout est lumineux et bon comme on le fait dans les productions hollywoodiennes ou que l'existence est un enfer sans espoir comme dans certains films art et essai. Aucune des deux options n'est juste car dans la vie, quand on tombe, on se relève et le soleil brille de nouveau. Il y a toujours de l'espoir, on ne doit jamais abandonner." Rúnar Rúnarsson  

Posté par rose la foudre à 23:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]

C'est l'été...

thH4RMCJ5H

C'est l'été,

et son cortège de films estivaux... légers... insipides... creux !

Heureusement pour vous, je me suis dévouée pour vous indiquer les films à ÉVITER :

  • Débarquement Immédiat,
  • Sparrows,
  • Juillet Août.

Mon conseil du moment : préférer le soleil aux salles obscures.

Posté par rose la foudre à 19:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 juillet 2016

Camping 3

346720

De Fabien Onteniente  Avec Franck Dubosc, Claude Brasseur, Mylène Demongeot, Antoine Duléry

Synopsis

Comme chaque été, au Camping des Flots Bleus se retrouvent pour leurs vacances nos amis, Les Pic, Jacky et Laurette, Gatineau, tout juste divorcé de Sophie, le 37, et Patrick Chirac fidèle à ses habitudes. Cette année, Patrick a décidé de tester le co-voiturage... Pensant traverser la France avec Vanessa, il se retrouve avec trois jeunes dijonnais : Robert le charmeur, Benji le beau gosse et José la grande gueule. Bien évidemment, après le co-voiturage, Patrick se voit contraint de tester le co-couchage…

576683Mais encore,

Avec 1.5 millions de spectateurs en une semaine (meilleur démarrage d'un film français depuis 8 ans), le doute n'est plus permis, les spectateurs attendaient le retour de Patrick Chirac avec impatience. Vous aussi ?

Moi Non... Mais sur un malentendu, je me suis retrouvée dans la grande salle d'un multiplexe toulousain - au milieu d'adolescents attardés, d'adultes blancs comme des linges qui cherchaient certainement un peu de soleil, et autres nostalgiques des joies du camping qui regrettaient certainement le pot d'accueil du samedi soir, l'attente aux toilettes rouleau de pq à la main, les corvées de vaisselle aux sanitaires, l'élection de miss camping et autres réjouissances...

Alors ?!

On va Voir ou Pas ?

En tous cas, pour le 4 (puisqu'il est déjà en préparation), cela sera sans moi :

385117- Si Dubosc est au Top de Sa Forme en interprétant un Patrick humain, bienveillant avec son prochain, drôle à souhait,

- Si les vannes sont plutôt bien senties et tapent sur quelques sujets de société (homosexualité, racisme, handicap, réseaux sociaux... sauf la religion mais par les temps qui courent, on peut comprendre),

- Si les Djeun's ont apporté un peu de sang frais à ce troisième opus,

l'absence de scénario en fait un film creux où se succèdent des sketchs, des pubs, des sketchs, encore des pubs et aussi des moments de gêne comme le soit disant Alzheimer de Jacky, ou le chewing-gum collé à la jambe de bois... Mais, franchement - appelons un chat un chat - ce n'est pas du placement de produits auquel on assiste tout au long des 1 h 45 de Camping, c'est à une publicité version longue dans laquelle figure les comédiens !

Mon conseil pour les amoureux du camping sur écran : on oublie les flots bleus et on choisit le Camping Paradis de l'Arquet. C'est gratuit, deux coupures pub seulement et un scénario bon enfant qui plaira à toute la famille ;-)

Posté par rose la foudre à 15:59 - Commentaires [2] - Permalien [#]

28 juin 2016

Tout de Suite Maintenant

539397

De Pascal Bonitzer Avec Agathe Bonitzer, Vincent Lacoste, Lambert Wilson, Isabelle Huppert, Jean-Pierre Bacri, Pascal Greggory, Julia Faure

Synopsis

Nora Sator, jeune trentenaire dynamique, commence sa carrière dans la haute finance. Quand elle apprend que son patron et sa femme ont fréquenté son père dans leur jeunesse, elle découvre qu’une mystérieuse rivalité les oppose encore. Ambitieuse, Nora gagne vite la confiance de ses supérieurs mais entretient des rapports compliqués avec son collègue Xavier, contrairement à sa sœur Maya qui succombe rapidement à ses charmes…
Entre histoires de famille, de cœur et intrigues professionnelles, les destins s’entremêlent et les masques tombent.

Mais encore,

269972

L'avez vous bien regardé ce casting, ne vous donne t il pas envie de courir voir ce film sans même en connaître l'intrigue ? En tous cas, c'est l'effet qu'il a produit sur moi alors j'ai couru, j'ai vu, j'suis déçue.

Véritable Film d'Art et d'Essai que ce Tout de suite, Maintenant

Si l'on ne regarde pas forcément sa montre pendant la projection - parce que le film est bien écrit, bien réalisé, sans fausse note aucune - l'on se demande bien où veut nous entraîner le réalisateur... Dans la froideur du monde calculateur de la finance ? Certainement, mais après... Pas grand chose à se mettre sous la dent.

  • 274660J-P. Bacri fait du Bacri en ronchonnant comme à l'accoutumée,
  • Lambert Wilson fait du Wilson en mixant cynisme, arrogance et mépris,
  • Agathe Bonitzer a oublié son sourire en route et surjoue la carte de l'indifférente,
  • Isabelle Huppert n'en finit plus d'interpréter des femmes bourgeoises au fond du trou. Seule note positive, elle a suivi mon conseil capillaire pertinent pour adopter un balayage blond qui lui sied à merveille (Cf critique du film Elle). 

277004Après Tout n'est pas tout Noir - ou tout Blanc -, la première réunion de Bacri et Hupert sur grand écran m'a donnée des frissons (je sais, j'ai une âme de midinette) et Julia Faure est venue mettre un peu de vie en interprétant une musicienne douce et spontanée dans ce monde de brutes.

Je réquépépète : si vous aimez les films noirs, à l'esthétique sombre, aux personnages ténébreux et à la trame glaçante alors ce film est fait pour VOUS - mais rien que pour vous -.

 

Posté par rose la foudre à 18:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Retour Chez Ma Mère

téléchargement

De Eric Lavaine Avec Josiane Balasko, Alexandra Lamy, Mathilde Seigner

Synopsis

Aimeriez-vous retourner vivre chez vos parents ? À 40 ans, Stéphanie est contrainte de retourner vivre chez sa mère. Elle est accueillie les bras ouverts : à elle les joies de l'appartement surchauffé, de Francis Cabrel en boucle, des parties de Scrabble endiablées et des précieux conseils maternels sur la façon de se tenir à table et de mener sa vie… Chacune va devoir faire preuve d’une infinie patience pour supporter cette nouvelle vie à deux. Et lorsque le reste de la fratrie débarque pour un dîner, règlements de compte et secrets de famille vont se déchaîner de la façon la plus jubilatoire. Mais il est des explosions salutaires. Bienvenue dans un univers à haut risque : la famille !

Mais encore,

320689Est ce que j'ai aimé cette comédie populaire ?

A ma grande surprise, Oui ! Pourtant, c'était pas du tout cuit pour Eric Lavaine : 

- Son dernier "Barbecue" - et sa brochette d'acteurs bankables - était indigeste,

- Les critiques professionnelles n'étaient pas convaincues,

- Le matraquage de la bande annonce - certes drôle - m'incitait à la plus grande prudence (qui n'a pas déjà vu un film dont les meilleurs gags figurent dans la bande promo ? ).

Quel est le sujet ?

Le réalisateur s'est penché sur cette nouvelle génération d'adultes - dite boomerang - contrainte et forcée de retourner vivre chez leurs parents, en raison - essentiellement - de la crise économique. Point de départ du film, Stéphanie (Alexandra Lamy) retourne habiter chez sa mère (Josiane Balasko) en raison d'une faillite personnelle. Elle va devoir apprendre à vivre au rythme - réglé comme du papier à musique - de sa mère, composer avec des habitudes et rituels d'un autre temps, supporter - accessoirement - les remarques acerbes de son frère et de sa soeur.

Est ce que j'ai ri ?

174416Aux éclats ! Même si les gags sont souvent faciles, ils ont le mérite d'être efficaces et s'enchaînent habilement pour notre plus grand plaisir. Le film met surtout l'accent sur la cohabitation mère-fille et les relations conflictuelles entre frère et soeurs (comme dans beaucoup de famille ?)

Je me demande d'ailleurs dans quelle mesure, il n'est pas recommandé de connaître les joies de la fratrie pour apprécier à sa juste valeur les rivalités - irrationnelles - entre Stéphanie, Carole et Nicolas ; notamment lors de la scène du dîner où les conflits infantiles, les rancoeurs et jalousies n'ont pas tardé à éclater au grand désarroi de la mère de famille.

Pour ce qui est du sens profond, on repassera tout de même. Je pense que l'essentiel est dans lactel était ailleurs... dans l'envie de faire rire, d'une bonne comédie, d'un feel-good-movie qui donne le banane.

Et les acteurs dans tout ça ?

111413213_o

Alexandra Lamy (notre inoubliable chouchou) est épatante, débordante d'humanité, de sensibilité et de naturel.

Mathilde Seigner (Petite fille de, Soeur de, Nièce de...) est parfaite dans le rôle de la soeur rancunière, mal embouchée.

Josiane Balasko (que l'on ne présente plus) n'est pas en reste, excellant dans le rôle de la mère enquiquinée par cette nouvelle intruse.

Post-scriptum : Est ce que j'aimerais retourner vivre chez ma mère ? 

Spontanément, j'ai envie de répondre Non... parce que Rieumes, on ne peut pas dire que ce soit le village le plus sexy de la région. Mais..., si elle habitait Aix en Provence - comme Josiane Balasko - dans un petit appartement coquet, lumineux, non loin du cours Mirabeau - sous le soleil exactement - je ne suis plus tout aussi sûre de ma réponse  ;-).

Posté par rose la foudre à 18:50 - Commentaires [1] - Permalien [#]