Quel Cin'Emma !

28 novembre 2016

Swagger

074439

De Olivier Babinet

Bande Annonce 

Swagger nous transporte dans la tête de onze enfants et adolescents aux personnalités surprenantes, qui grandissent au coeur des cités les plus défavorisées de France. Le film nous montre le monde à travers leurs regards singuliers et inattendus, leurs réflexions drôles et percutantes. En déployant une mosaïque de rencontres et en mélangeant les genres, jusqu’à la comédie musicale et la science-fiction, Swagger donne vie aux propos et aux fantasmes de ces enfants d’Aulnay et de Sevran. Car, malgré les difficultés de leur vie, ils ont des rêves et de l’ambition. Et ça, personne ne leur enlèvera.

What else,

BIG COUP deimagespour SWAGGER (et en plus ça rime ;-)

558894
Ni tout à fait un Film, ni véritablement un Documentaire formaté pour un nouveau numéro d'Envoyé Spécial, Swagger pourrait être rangé dans la catégorie Cinéma Social d'utilité publique.

Par la beauté des images, par une mise en scène savamment étudiée et une multitude d'entretiens hauts en couleur avec 11 adolescents du 9-3, le spectateur plonge dans l'univers de la banlieue sans filtre, sans trash, sans condescendance.

Mais commençons par le commencement :

- Kesako qu'être « un Swagger » ?... : c'est une façon de se comporter et d'apparaître au monde d’une manière qui génère du respect au sein de votre entourage.

- Y a t il dans le dico, une définition de la banlieue autre que la couronne qui entoure la ville ? Et bien oui, car ce mot même de banlieue est chargé d'ambiguïtés puisqu'il recouvre cinq notions : une notion juridique se rapportant au droit féodal, une notion géographique, celle de ceinture urbanisée dépendante du centre, une notion sociologique permettant de rendre compte de l'exclusion qui touchent les habitants des marges urbaines, une notion culturelle qui fait référence aux pratiques festives qui sont nées sur ce territoire (tags, rap…), une notion symbolique enfin pour exprimer le discrédit qui pèse sur une partie des populations périphériques.

556706

Fort de ces éléments, je vous encourage vivement à accompagner -et soutenir- le cinéaste Olivier Babinet (animateur d'ateliers au sein de ce collège d'Aulnay sous bois pendant deux ans, il a eu envie de "mettre en images le quotidien de ce lieu à travers un clip dans lequel j’ai proposé à tous les «habitants» du collège de participer. On a fait ça sur la musique du groupe de Jean Benoit Dunkel «Tomorow’s World». Le résultat était tellement fort que j’ai eu envie d’aller plus loin en faisant un film sur eux et surtout avec eux") dans cette vibrante chronique sociale.

Swagger, tour à tour émouvant, interpellant, pertinent, drôle est une véritable leçon de vie, bien loin des clichés ordinaires véhiculés par les médias.

Alors, je ne sais pas si j'ai du Swagg mais le film lui, n'en manque Pas !

Posté par rose la foudre à 11:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]


23 novembre 2016

Maman a tort

330364

De  Marc Fitoussi

Bande Annonce 

Okay ! Elle était facile celle la, je vous l'accorde.

Mais n'avez vous pas été tout bonnement émerveillé en redécouvrant ce vieux vidéoclip

de la très Mystique, Mystérieuse et Talentueuse

Interprète de Maman a tort

Non ?!?... Alors on enchaîne avec le Synopsis

Connaît-on vraiment ses parents? Anouk, 14 ans, découvre brutalement un autre visage de sa mère, à la faveur de l’incontournable stage d’observation de troisième qu’elle effectue dans la compagnie d’assurances où celle-ci travaille. Une semaine d’immersion dans le monde adulte de l’entreprise, avec ses petits arrangements et ses grandes lâchetés, qui bientôt scelle son jeune destin.
Entre parcours initiatique, fêlure et premières responsabilités assumées, une forme d’adieu à l’enfance.

What else,

Vous auriez tort de passer à côté de cette Étonnante Comédie Dramatique française grinçante

mais Ô combien attendrissante !

300298Étonnante parce que le réalisateur arrive à traiter 3 thèmes bien distincts de façon remarquable et équilibrée, à savoir l'adolescence, le harcèlement au travail et la relation mère-fille.

Comédie grâce à des seconds rôles désopilants qui sont particulièrement bien travaillés et apportent de la légèreté au drame qui se joue sous nos yeux.

Dramatique car il s'agit avant tout d'un constat amer sur le monde du travail avec toutes ses lâchetés, ses solitudes et ses compromissions.

298891Maman a tort est d'autant plus surprenant que le réalisateur a choisi de nous montrer la réalité de l'entreprise -avec les lourdeurs du quotidien, ses mesquineries et faux-semblants- à travers les yeux d'une gamine de 14 ans... et c'est pas beau à voir.

Les + du film :

  • l'intrigue se déroule sur 5 jours, le temps du fameux -et éprouvant- stage d'observation de 3ème (pourquoi éprouvant ? parce que c'est du vécu chaque 1ère semaine de décembre et qu'il est bien souvent difficile et laborieux de passionner un ado aux joies de l'assistanat dentaire...).
  • les actrices à commencer par Emilie Dequenne qui sont attachantes et incroyables.

Le - du film :

  • difficile de croire aux talents d'enquêtrice de notre jeune stagiaire mais chut ! Je ne vous en dirai pas plus si ce n'est d'aller découvrir si Maman a tort... ou pas.

Posté par rose la foudre à 14:53 - Commentaires [1] - Permalien [#]

18 novembre 2016

Moi, Daniel Blake

248495

De  Ken Loach

Bande Annonce 

Pour la première fois de sa vie, Daniel Blake, un menuisier anglais de 59 ans, est contraint de faire appel à l’aide sociale à la suite de problèmes cardiaques. Mais bien que son médecin lui ait interdit de travailler, il se voit signifier l'obligation d'une recherche d'emploi sous peine de sanction. Au cours de ses rendez-vous réguliers au « job center », Daniel va croiser la route de Katie, mère célibataire de deux enfants qui a été contrainte d'accepter un logement à 450km de sa ville natale pour ne pas être placée en foyer d’accueil. Pris tous deux dans les filets des aberrations administratives de la Grande-Bretagne d’aujourd’hui, Daniel et Katie vont tenter de s’entraider…

What else,

Qu'est ce qu'un homme Extraordinaire ?

  • 143639Un astronaute qui s'envole pour rejoindre la station internationale ?
  • Un grand homme politique ?
  • Un écrivain "Nobel de littérature" ?
  • Un "Mister Tout Le Monde" se révoltant contre le système social britannique ?

Pour ken Loach -et moi même pourrais-je ajouter-, il ne fait aucun doute que tous les sacrifiés de la société néolibérale -qui font preuve par ailleurs de beaucoup de courage et de solidarité au quotidien- sont des Hommes Extraordinaires.

Révolté par l'attitude de l'Etat britannique dans sa politique de prestations sociales en faveur des plus démunis, Ken Loach, caméra au poing, s'érige en porte voix de tous les laissés pour compte de la mondialisation : "Il y a toute une génération de travailleurs manuels qualifiés qui se rapprochent aujourd’hui de l’âge de la retraite. Ils souffrent de problèmes de santé et ils sont incapables de reprendre le travail car ils ne sont plus assez vifs pour jongler entre deux intérims et passer d’un petit boulot à l’autre. Ils sont déboussolés par les nouvelles technologies, ils ont des problèmes de santé, et leur prise en charge par l’“Employment Support” est conditionnée par une série d’évaluations : ils peuvent très bien être jugés aptes au travail alors qu’ils ne le sont pas."

574739Toujours avec un style dépouillé, influencé par les techniques de prises de vues télévisées, Ken Loach livre un film sobre, sombre, évoquant parfois le reportage.

S'il est difficile de rester insensible aux humiliations quotidiennes subies par "Daniel Blake" ou par "Katie", impossible pour moi d'être complètement satisfaite par cette critique sociale pour deux raisons :

* Impression d'avoir été contrainte d'adhérer au propos du réalisateur engagé, en observant une longue descente aux enfers dont la fin sinistre ne faisait aucun doute,

* Une fois l'injustice dénoncée, On fait Quoi -à part prendre un thé au bistrot du coin avec sa cinécops du jour- pour sortir de ce merdier ?

Posté par rose la foudre à 17:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 novembre 2016

Réparer les vivants

150369

De  Katell Quillévéré

Bande Annonce 

Tout commence au petit jour dans une mer déchaînée avec trois jeunes surfeurs. Quelques heures plus tard, sur le chemin du retour, c’est l’accident. Désormais suspendue aux machines dans un hôpital du Havre, la vie de Simon n’est plus qu’un leurre. Au même moment, à Paris, une femme attend la greffe providentielle qui pourra prolonger sa vie…

What else,

Je vous entends déjà vous exclamer, devant votre écran  :

"Encore un film sinistre ! Elle peut pas nous critiquer un truc drôle pour une fois."

532338Eh bien non, désolé pour les âmes sensibles, amateurs de films légers ou spectaculaires mais il vous faudra zapper cette critique et la suivante aussi avec le dernier Ken Loach à suivre.

Réparer les vivants : c'est un film adapté du roman de Maylis de Kerangal

Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d'autres provinces, ils filaient vers d'autres corps." 

178484Réparer les vivants : c'est de l'émotion sans tomber dans le pathos

Réparer les vivants : c'est une pléiade d'acteurs au service d'un film, d'une cause humaniste, d'un don pour la vie

Réparer les vivants : c'est un film froid, aux lumières blafardes, à la mise en scène simple - oscillant entre scènes de vie et documentaire -

Réparer les vivants : c'est un film bouleversant, non pas par l'inacceptable - à savoir le décès d'un enfant - mais par toute la mécanique, toutes les petites mains ordinaires et bienveillantes indispensables au retour à la vie d'un malade.

Croyez moi, ou pas, ce film remplira votre coeur d'Amour et de Compassion !

Posté par rose la foudre à 09:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 novembre 2016

Mal de pierres

034740

De  Nicole Garcia

Synopsis

Gabrielle a grandi dans la petite bourgeoisie agricole où son rêve d’une passion absolue fait scandale. A une époque où l’on destine d’abord les femmes au mariage, elle dérange, on la croit folle. Ses parents la donnent à José, un ouvrier saisonnier, chargé de faire d’elle une femme respectable. Gabrielle dit ne pas l’aimer, se voit enterrée vivante.
Lorsqu’on l’envoie en cure thermale pour soigner ses calculs rénaux, son mal de pierres, un lieutenant blessé dans la guerre d’Indochine, André Sauvage, fait renaître en elle cette urgence d’aimer. Ils fuiront ensemble, elle se le jure, et il semble répondre à son désir. Cette fois on ne lui prendra pas ce qu’elle nomme « la chose principale ». Gabrielle veut aller au bout de son rêve.

What else,

Chronologie d'un BON Garcia malgré qq longueurs

091608- 5ème min. : Tiens donc... Gabrielle (Marion Cotillard) - femme libre, insatisfaite, rebelle - éprouve le besoin de se refroidir les fesses dans la rivière. Hum !?... Soit elle a chaud au cul, soit elle a un côté zinzin...

- 25ème : Et un mariage sans amour plus tard  - premier bâillement.

- 40ème : Mais où est passé Louis Garrel ? on m'aurait menti ;-).

508693- 45ème : Enfin, le beau gosse apparaît ! Le film prend son envol. Gabrielle frétille. Attachons nos ceintures.

- 90ème : Succession de bâillements irrépressibles. Mais dis donc Nicole : c'est quand qu'on va où ?

- 100ème : Coup de tonnerre - Rebondissement - Explication de Texte - Ou l'art de basculer d'un film très moyen en Bon Garcia.

- 112ème : Belle fin. Reniflements d'émotion. Le public (moyenne d'âge 65 ans) semble conquis et manifeste bruyamment son ravissement pendant le générique de FIN. 

9782867468391FSJe donne raison au public (en partie, parce que les longueurs, par définition c'est long, c'est interminable, c'est ennuyeux) pour la performance lumineuse et troublante de la belle Marion C., mais aussi pour la mise en scène soignée et audacieuse de la très mélancolique Nicole G.

Reste toutefois une question en suspens : vaut il mieux aimer ou être aimé ? Aah Aah !!! Vous séchez ? Moi aussi...  Peut être que le roman de Milena Agus, dont est tiré le film, m'apportera la réponse à cette question hautement philosophique ;-)

 

Posté par rose la foudre à 20:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]


02 novembre 2016

Tamara

294979

De Alexandre Castagnetti Avec Héloïse MartinSylvie TestudCyril Gueï

Synopsis

Tamara, 15 ans, complexée par ses rondeurs, décide à son entrée en seconde de se débarrasser de son étiquette de « grosse ». Pour clouer le bec des mauvaises langues, elle fait le pari avec sa meilleure amie de sortir avec le premier garçon qui passera la porte de la classe. Manque de bol, ce garçon s’avère être Diego, le plus beau mec du lycée. Le pari se complique pour Tamara…. Entre les sales coups des garces du lycée, une mère poule, les conseils "drague" de sa petite soeur, Tamara va vivre une année mémorable !


What else,

Tamara 

Film à ne pas confondre avec Tamara Drewe  -excellent film de Stephen Frears avec Gemma Arterton-

ou encore le Tarama -spécialité grecque à base d'oeufs de poissons-.

 ha ha ha ha ha

329324Admiratrice du beau, du très beau -mais jeune, trop jeune- Ryan Bensetti,vous ne serez pas déçue ! Son sourire ultra brite captive autant les adolescentes que les mamans égarées -commis d'office pour accompagner leurs pré ados- dans l'adaptation de cette BD sur grand écran.

De paroles de maman, ce film sur l'adolescence ne révolutionnera pas le genre (La Boum, Lol...) accumulant clichés, rebondissements attendus et fin prévisible, mais il a le mérite d'être punchy, frais, drôle et rythmé.

Si les atermoiements de nos deux protagonistes ne m'ont pas bouleversée outre mesure, la prestation de Sylvie Testud en maman de Tamara est tout simplement juste de vérité, tour à tour coach de vie, diététicienne, inspecteur de police, médecin, copine. Une maman, quoi ! Un peu comme Vous, un peu comme Moi :-)

326668Petit Quizz pour m'assurer que vous avez suivi  :

Pour les Rita, les histoires d'amour finissent mal en général,

Pour Tamara, son histoire d'amour finira ????

A vous de compléter...

Posté par rose la foudre à 21:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 octobre 2016

Captain Fantastic

324651

De Matt Ross Avec Viggo Mortensen, Frank Langella, George Mackay

Synopsis

Après les événements cataclysmiques de New York de The Avengers, Captain America vit tranquillement à Washington, D.C. et essaye de s'adapter au monde moderne. Mais quand un collègue du S.H.I.E.L.D. est attaqué, Captain America se retrouve impliqué dans un réseau d'intrigues qui met le monde en danger. S'associant à Black Widow, Captain America lutte ...

Zut... Me suis trompée de Captain... Je rembobine 

Dans les forêts reculées du nord-ouest des Etats-Unis, vivant isolé de la société, un père dévoué a consacré sa vie toute entière à faire de ses six jeunes enfants d’extraordinaires adultes. Mais quand le destin frappe sa famille, ils doivent abandonner ce paradis qu’il avait créé pour eux. La découverte du monde extérieur va l’obliger à questionner ses méthodes d’éducation et remettre en cause tout ce qu’il leur a appris.

What else,

Peut on élever ses enfants, hors du modèle éducatif imposé par notre société ?

Ah Aaah !.. Vous séchez ?

149681Peut-être aurez vous un début de réponse en découvrant ce formidable road-movie - utopiste, un peu - interpellant, certainement - moralisateur, jamais - mais un avis tranché, j'en doute.

S'il peut paraître simpliste, voir même tendancieux de la part du réalisateur d'opposer une famille unie, écologique, solidaire, respectueuse à notre modèle de société (consommateur, individualiste, inégalitaire), le spectateur se rend vite compte - sans spoiler la conclusion du film - qu'il n'y a pas de méthode idéale ni de formule magique en matière d'éducation.

132180Par contre, il en ressort un florilège émotionnel fantastique à suivre les tribulations des membres de cette famille, assez vite désarçonnés face au monde réel et au tourbillon de la vie urbaine. 

Rajoutez à cela une musique entraînante, des images lumineuses, un Viggo Mortensen séduisant en Chef de Troupe et vous aurez l'impression d'avoir nagé dans un océan de bonheur pendant deux bonnes heures malgré quelques vagues et rouleaux. 

 

Posté par rose la foudre à 17:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 octobre 2016

La fille inconnue

358852

De Luc Dardenne, Jean-Pierre Dardenne Avec Adèle Haenel, Olivier Bonnaud, Jérémie Renier

Bande Annonce

Jenny, jeune médecin généraliste, se sent coupable de ne pas avoir ouvert la porte de son cabinet à une jeune fille retrouvée morte peu de temps après. Apprenant par la police que rien ne permet de l'identifier, Jenny n'a plus qu'un seul but : trouver le nom de la jeune fille pour qu'elle ne soit pas enterrée anonymement, qu'elle ne disparaisse pas comme si elle n'avait jamais existé.

What else,

395022Un film qui tombera vite dans l'oubli...

Quel dommage que ce film ne se soit pas tout simplement appelé "Médecin de Banlieue",

Quel dommage que les frères Dardenne ne se soient pas cantonnés à dresser le portrait d'une jeune femme médecin avec toutes les difficultés, contraintes et sacrifices que cela implique - notamment dans les quartiers populaires -. La première partie de ce long métrage est d'une telle maîtrise et réalisme que je conseillerai au réalisateur du très raté "médecin de campagne", Thomas Lidi, d'en prendre de la graine et de revoir sa copie.

Mais,

le cadavre d'une fille inconnue plus tard, boum - patatras, le film tombe par terre - et ce n'est pas la faute à Voltaire - mais à un scénario rocambolesque. Notre si serviable et généreuse médecin se transforme en Candice Renoir - l'humour en moins - pour mener son enquête et découvrir le nom de la fille - rusée et obstinée tout de même -.

A vous de voir si vous voulez jouer au Cluedo avec Jenny (jouée par une impeccable Adèle Haenel) mais dépêchez vous, il n'est resté à l'écran qu'une semaine sur Muret... Peut être aura t il droit à une deuxième semaine sur Toulouse ?... Étonnamment, j'ai comme un doute. ;-)

Posté par rose la foudre à 22:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 octobre 2016

Comancheria

490464

De David Mackenzie  Avec Jeff Bridges, Chris Pine, Ben Foster

Synopsis

Après la mort de leur mère, deux frères organisent une série de braquages, visant uniquement les agences d’une même banque. Ils n’ont que quelques jours pour éviter la saisie de leur propriété familiale, et comptent rembourser la banque avec son propre argent. À leurs trousses, un ranger bientôt à la retraite et son adjoint, bien décidés à les arrêter.

Mais encore,

175307Présenté comme le "polar de l'année", Comancheria aurait tout aussi pu être qualifié de "western des temps modernes" ou "road-movie au texas".

D'un côté, deux frérots pas Delavega braquent des banques pour éviter la saisie du ranch familial par la même banque intransigeante sur les dettes à rembourser (en d'autres termes : une criminalité légitimée). De l'autre, deux rangers que tout oppose (un blanc bourru associé à un amérindien amical). Le Tout se déroulant dans une Amérique bien profonde entre pauvreté - misère et criminalité.

Dans le fond, rien de bien nouveau sous le soleil torride du texas... Mais, l'impression d'avoir passé un bon moment entre Chris Pine (quels yeux ! mes amies), Jeff Bridges (quel vieux ! ) et Ben Foster (quel  odieux personnage ! pas trouvé meilleure rime, Sorry). 

Petit plus : une musique country omniprésente qui donne envie de ressortir ses santiags du placard, revêtir son plus beau bandana et rejoindre la troupe des Eagle's Dancers  :-)...

551285

NB : Petit cours d'Histoire pour Delphinette - qui se pose beaucoup trop de questions sur l'origine des mots - :

La comancheria est le nom donné à la région habitée par les Comanches avant 1860. Elle englobe l'actuel Etat du Nouveau-Mexique, l'ouest du Texas et d'autres territoires. Indiens, Latinos et Texans y cohabitent aujourd'hui. Beaucoup y souffrent de la pauvreté et d'une criminalité toujours plus impitoyable liée à la drogue.

 

Posté par rose la foudre à 10:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]

11 octobre 2016

Le ciel attendra

509980

De Marie-Castille Mention-Schaar Avec Sandrine BonnaireNoémie MerlantClotilde Courau

Bande Annonce

 Pas besoin de phrases, ni de longs discours,

Regardez la Bande Annonce !

Elle vous plongera dans l'univers impitoyable glaçant de l'embrigadement

et vous donnera, je l'espère, envie d'aller voir ce Film Coup de Poing.

Mais encore,

414747

Sonia, 17 ans, a failli commettre l'irréparable pour "garantir" à sa famille une place au paradis. Mélanie, 16 ans, vit avec sa mère, aime l'école et ses copines, joue du violoncelle et veut changer le monde. Elle tombe amoureuse d'un "prince" sur internet et comme d'autres, croise un jour la route de l'embrigadement… 

Je ne sais pas si ce film - militant et engagé - rencontrera un large public au cinéma... Il me semble que le spectateur lambda a envie de s'évader, de voir des choses plus légères - sur grand écran en tous cas - et surtout un peu moins en lien avec l'actualité anxiogène du moment. Mais il serait dommage de passer à côté.

Ce film, à travers les deux trajectoires croisées de ces jeunes filles, va nous plonger dans les dérives sectaires liées à l'Islam. Sans jamais juger, en combattant les préjugés, il va afficher toutes les étapes de l'enrôlement djihadiste... et c'est effrayant.

414279Flirtant parfois avec le documentaire, insistant sur le poids des mots plus que le choc des images, ce film ne vous attendra pas...

Foncez le Voir !

 

Posté par rose la foudre à 12:40 - Commentaires [5] - Permalien [#]