Quel Cin'Emma !

28 mars 2017

Fences

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De Denzel Washington

Bande Annonce

L'histoire bouleversante d’une famille où chacun lutte pour exister et être fidèle à ses rêves, dans une Amérique en pleine évolution. Troy Maxson aspirait à devenir sportif professionnel mais il a dû renoncer et se résigner à devenir employé municipal pour faire vivre sa femme et son fils. Son rêve déchu continue à le ronger de l’intérieur et l’équilibre fragile de sa famille va être mis en péril par un choix lourd de conséquences…

What else ?

370253Avant toute chose, il faut savoir que Fences est tiré de la pièce de théâtre du même nom écrite en 1983 par August Wilson et récompensée du Prix Pullitzer en 1987 (en d'autres termes : du bondu lourd !). Mais si vous voulez mon avis, une pièce de théâtre est faite pour être jouée dans un théâtre, comme un film dans un cinéma et un match de foot dans un stade grouillant de supporters !

Parce que, je ne saurai dire précisément si c'était mon état de fatigue avancé, l'heure tardive de la projection, les tirades interminables de Denzel Washington, ou la durée XXL du film (2h20), mais malheureusement, j'ai eu quelques coupures son et image... Difficile dans ces conditions extrêmes de faire une critique objective et détaillée.

368690Je retiendrai seulement :

- que Viola Davis délivre une performance admirable en femme blessée,

- que Denzel Washington peut vite devenir fatiguant quand il surjoue,

- que l'on peut passer son chemin et espérer des lendemains films plus inspirés de la part d'un si grand acteur. 

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24 mars 2017

Grave

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De Julia Ducournau

Bande Annonce

Interdit aux moins de 16 ans

Dans la famille de Justine tout le monde est vétérinaire et végétarien. À 16 ans, elle est une adolescente surdouée sur le point d’intégrer l’école véto où sa sœur aînée est également élève. Mais, à peine installés, le bizutage commence pour les premières années. On force Justine à manger de la viande crue. C’est la première fois de sa vie. Les conséquences ne se font pas attendre. Justine découvre sa vraie nature.

What else ?

"Oh... elle est grave de chez grave d'être allée voir un film sur le cannibalisme !"

399223J'entends d'ici vos réactions à la lecture du synopsis ou à la découverte de la bande annonce...  Pas de panique ou de réaction excessive, ce film valait vraiment la peine d'être dévoré tout cru. Mais, commençons par un peu d'étymologie pour démarrer cette critique saignante...

Définition GRAVE : 1- Qui peut avoir des conséquences fâcheuses, qui peut entraîner des suites dangereuses. 2- Qui manifeste un grand sérieux, beaucoup de retenue, de solennité : Une attitude grave. 3- Familier. Stupide, nul : Elle est grave.

097995Pour la réalisatrice, l'adjectif grave a été employé au sens physique du terme (gravité) : quelque chose qui nous tombe dessus, nous cloue au sol, un poids que l’on porte tous. Pour Justine, notre héroïne du jour, la croix à porter sera la découverte de sa véritable identité alimentaire, à des années lumières de l'éducation végétarienne prônée par ses parents.

Mais, et c'est là toute l'attractivité du film, la réalisatrice ne se contente pas de filmer l'appétit de Justine pour l'hémoglobine, elle dissèque les liens du sang (l'amour familial), cuisine l'aberration du bizutage, fait mijoter l'apprentissage d'une identité et d'une sexualité, mitonne les travers de porc de notre société.

098308Vous l'aurez compris, ce film métaphorique est beaucoup plus fin et tendre qu'il n'y parait. Par son atmosphère insoutenable, ses lumières froides, sa mise en scène millimétrée et sa musique détonante, ce film m'a scotchée à mon fauteuil !

Moi, je reprendrai bien une part de ce filet mignon cuisiné aux petits oignons tous les lundis... Mais vous, tenterez vous l'expérience ?

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17 mars 2017

AMERICAN HONEY

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De  Andrea Arnold

Bande Annonce

Star, 17 ans, croise le chemin de Jake et sa bande. Sillonant le midwest à bord d’un van, ils vivent de vente en porte à porte. En rupture totale avec sa famille, elle s’embarque dans l’aventure. Ce roadtrip, ponctué de rencontres, fêtes et arnaques lui apporte ce qu’elle cherche depuis toujours: la liberté ! Jusqu’à ce qu’elle tombe amoureuse de Jake, aussi charismatique que dangereux….

What else ?

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Le guide du routard dans la poche,

Le sac à dos sur l'épaule,

Une casquette vissée sur la tête,

Des vêtements légers sur le dos,

Et une bouteille d'eau XXL à portée de main,

Montez dans le Van découvrir l'Amérique profonde -celle que l'on ne voit pas, que l'on n'imagine pas et qui est bien loin de l'idée que nous avons de l'american dream-.

Vous ne serez pas déçus, bande de veinards, de découvrir deux actrices fraîches et hot à la fois (Sasha Lane, comédienne amateur et Riley Keough, actrice plus aguerrie aux faux airs de Kristen Stewart et accessoirement, petite fille du King) qui illuminent l'écran.

076540Pas de jalouses Mesdames, la beauté sauvage et animale de Shia LaBeouf nous transporte pendant près de 3 heures...

Si toutefois, vous craigniez de trouver le temps un peu long, la réalisatrice a tout prévu. Pendant les longues traversées du midwest américain, une bande son ininterrompue de chansons rock, rap et electro nous tient en éveil.

 

Et je n'ai toujours pas fini, voici deux arguments supplémentaires pour vous convaincre d'aller voir ce film - prix du jury lors du 69ème festival de Cannes - :

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- une réalisation naturaliste d'une très grande sensibilité, filmée à la seule lumière du jour,

- un vrai sujet d'exploration : la sous-culture américaine et son reflet peu reluisant. Observer les contradictions de cette jeunesse marginale -en rupture familiale-, éprise de liberté mais qui accepte la domination d'une pseudo-maquerelle dans la joie et la bonne humeur aura été captivant !

Moralité : "la liberté, c'est de pouvoir choisir celui dont on sera l'esclave".

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10 mars 2017

20th Century Women

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De Mike Mills

Bande Annonce

Santa Barbara, été 1979. L’époque est marquée par la contestation et d’importants changements culturels. Dorothea Fields, la cinquantaine, élève seule son fils Jamie. Elle décide de faire appel à deux jeunes femmes pour que le garçon, aujourd’hui adolescent, s’ouvre à d’autres regards sur le monde : Abbie, artiste punk à l’esprit frondeur qui habite chez Dorothea, et sa voisine Julie, 17 ans, aussi futée qu’insoumise…

What else ?


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20th Century Women

Un patchwork d'émotions 

Flirtant avec la nostalgie, parsemé de mélancolie, pimenté de dialogues d'une grande finesse et servi par un trio d'actrices incroyables, ce film a une âme ! Non, non, j'ai bien toute ma tête au moment ou j'écris ces quelques lignes sur un film bien plus complexe qu'il n'y parait.

Beaucoup plus qu'un film sur la relation mère-fils et l'éducation à donner pour en faire un homme bien, le réalisateur, à l'aide d'images d'archives et de photos, va nous offrir un voyage à travers le temps -qui passe et ses regrets-. Avec en toile de fond, la description d'une Amérique qui se cherche et un bout de discours de Jimmy Carter ahurissant, et impensable à prononcer par un homme politique de nos jours (me semble t-il...).

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Si vous aimez que l'on vous raconte des histoires sur la vie et son questionnement perpétuel, ce film est pour Vous.

Si vous avez peur d'une copie trop cérébrale, si vous craignez de vous ennuyer devant cet ensemble de moments minimes et anodins qui font une vie, ne passez pas pour autant votre chemin ; les images sont lumineuses, la bande son, vintage à souhait (de Talkings heads à Siouxsie and the Banshees), et les personnages lunaires, terriblement attachants.

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Les mots de la fin -qui résument à eux seuls l'esprit du film- sont pour Annette Bening  :

"Mon chéri, J'ignore si l'on trouve jamais un sens à sa vie,

Ceux qui t'aideront ne seront peut-être pas ceux à qui tu pensais ou que tu avais choisis,

Mais peut-être juste les gens qui seront là".

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03 mars 2017

Certaines femmes

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De Kelly Reichardt

Bande Annonce

Quatre femmes font face aux circonstances et aux challenges de leurs vies respectives dans une petite ville du Montana, chacune s’efforçant à sa façon de s’accomplir.

What else ?

Film aussi mystérieux qu'énigmatique...

Et pourtant pas si désagréable à suivre, mais qui m'aura laissée tout de même bien circonspect au moment du générique final.

290420Qu'ai je observé ?

  • 4 -finestranches de vie de femmes -vaillantes- dans le Montana (sans lien les unes avec les autres),
  • Pas de rythme,
  • Une impression d'atmosphère glaciale -au sens propre comme au figuré-,
  • Pas ou peu de musique de fond -pour faire la part belle aux bruits extérieurs ?-.

Qu'en ai je conclu ? après moultes réflexions et résumé de manière un peu simpliste :

  • Qu'une femme, si elle veut s'émanciper ou être indépendante, doit "ferrailler" deux fois plus qu'un homme pour arriver à ses fins.

Mais ça, c'était avant de lire toutes les critiques "presse" dithyrambiques et découvrir les nombreux prix que ce film avait récolté  :

  • 292607"Formidable Western Moderne" - Et moi qui pensais -naïvement- que les westerns étaient réservés aux seuls indiens et cow-boys ;-)
  • "Film Métaphysique" : film dont la force du propos est sans limite - Je note
  • "Film actif sur des femmes qui conduisent leur vie et travaillent dans un décor de plaine immense drapée de neige" c'est bien ce que je disais ! - 
  • "Film sur le délitement intérieur" - ah ouais ?!?
  • "Film métaphorique" - vu sous cet angle, pourquoi pas....

Evidemment, je ne pouvais en rester là, et ai eu besoin de comprendre l'écart entre mon impression mitigée et l'enthousiasme des critiques. Au fur et à mesure des lectures presse, j'en suis arrivée à la conclusion que j'avais du chemin à parcourir avant de juger un film à sa juste valeur et ne résiste pas à l'envie de vous les faire partager.  

"Certaines femmes" expliqué aux Nuls

  • 097821Le film s'ouvre sur un un train qui fend les paysages du Montana - scène interminable - : il fallait y voir le symbole de la modernité qui allait bousculer les croyances des pionniers. 
  • La réalisatrice a concentré son propos sur la Terre et L'Humain, elle peint un Montana mythique et mystique où un simple geste et un sifflement vers l'horizon charrient avec eux une puissance émotionnelle susceptible de convoquer les grands mythes, tout en chantant leurs derniers soupirs -bigre !-.
  • Une femme mange dans un centre commercial sans âme où des enfants exécutent des danses indiennes -scène ou je n'y avais pas vu un réel intérêt- : la modernité a laissé place à un encombrement de signes qui se percutent sans se blesser.
  • Ces femmes, par leur courage et leur entêtement, se retrouvent prises entre le poids des principes et la trivialité d'un contemporain dont la seule nature est de porter une dimension pratique, rejetant toute forme d'absolu. - Qui dit mieux ? pas moi...-

Et le meilleur pour la fin :

  • La réalisatrice semble dire que tout reste à réinventer, que derrière les constats alarmants, un horizon subsiste. Dans la pénombre d'une écurie, dans l'encadrement d'une fenêtre, dans le regard d'un cow-boy fatigué, avec en toile de fond, une géographique éternelle. Et que peut-être, certaines femmes pourront encore le rendre incandescent. -Admirative ! Forte de ces différentes lectures, je vois le film différemment maintenant et aurais -presque- envie de le revoir...-.

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24 février 2017

ROCK'N ROLL

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De Guillaume Canet

Bande Annonce

Guillaume Canet, 43 ans, est épanoui dans sa vie, il a tout pour être heureux.. Sur un tournage, une jolie comédienne de 20 ans va le stopper net dans son élan, en lui apprenant qu’il n’est pas très « Rock », qu’il ne l’a d’ailleurs jamais vraiment été, et pour l’achever, qu’il a beaucoup chuté dans la «liste» des acteurs qu’on aimerait bien se taper… Sa vie de famille avec Marion, son fils, sa maison de campagne, ses chevaux, lui donnent une image ringarde et plus vraiment sexy… Guillaume a compris qu’il y a urgence à tout changer. Et il va aller loin, très loin, sous le regard médusé et impuissant de son entourage.

What else ?

Deux accords majeurs

et une fausse note...

 

085860Rock' n' roll attitude
Le risque de l'amour
Passe par l'amour du risque
Rock' n' roll attitude
Seules les passions de cire
Sont gravés dans les disques
Lutte contre les mots faciles
Lutte contre la haine des imbéciles
Garde toujours en toi
Une rock' n' roll attitude
 

080860

aNdpuis lentement 

On voit s'éloigner nos vingt ans 

Comme un ami un peu vieilli 

Qui part quand la fête est finie 

Pour ne jamais plus revenir 

Le temps nous emporte - Gérard Lenorman - rockeur dans l'âme ;-)

walker_texas_ranger-showRoll  

In the eyes of a ranger,
The unsuspecting stranger,
Had better know the truth of wrong from right,

Cause the eyes of a ranger are upon you,
Any wrong you do, he's gonna see

When you're in Texas, look behind you,

Cause that's where the rangers gonna be

 

081485

Après "les petits mouchoirs", Guillaume Canet s'est à nouveau entouré de sa bande de potes préférés du "show biiiiz" pour nous offrir un film frais, original mais aussi cruel sur la crise de la quarantaine d'un acteur (plutôt qu'une actrice - c'est gonflé, c'est féministe, ça me plaît !et la peur de vieillir dans un milieu attaché à l'image.

Surfant sur l'autodérision de son personnage, Guillaume C. nous embarque dans un rock endiablé avec une Marion Cotillard au potentiel comique insoupçonné  - des rires puissants et sonores ont ponctué chacune de ses apparitions -  "Vive le Québécois Libre".

Pendant plus d'une bonne heure trente, le film mène la danse -sur un tempo effrené- grâce à des répliques savoureuses, des situations décalées et des participations peoplesques réussies.

Tabarnak ! j'en ai le coeur menthe à l'eau gros

A mesure que le visage de notre quadra s'étire, quel dommage que le film tire en longueur... Moi, je dis qu'un lifting réussi voudrait que le film soit raccourci d'une demi-heure pour rester sur une bonne note de musique.

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17 février 2017

Noces - Vu en Avant Première au Veo

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De Stephan Streker

Bande Annonce

Zahira, belgo-pakistanaise de dix-huit ans, est très proche de chacun des membres de sa famille jusqu’au jour où on lui impose un mariage traditionnel. Ecartelée entre les exigences de ses parents, son mode de vie occidental et ses aspirations de liberté, la jeune fille compte sur l’aide de son grand frère et confident, Amir. 

What else ?

Être une femme...

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Dieu, qu'il n'est décidément pas facile d'être une femme dans ce monde qui tourne de moins en moins rond, replié toujours un peu plus sur lui même, fermé aux autres (non, non, détrumpez vous ! Mon regard ne se tourne pas uniquement vers le Pays de l'Oncle Sam. Existe t il un pays où les droits de la femme d'aujourd'hui ne soient pas constamment remis en question ? à commencer par l'avortement...).

Pour peu que la religion s'en mêle... Et notre héroïne du jour, Zahira, ne sera pas à la noce tout au long de ce long métrage proposé par Stephan Streker.

027445Inspiré d'un sordide fait divers belge qui s'est déroulé en 2007 avec l'affaire Saida Sheikh (complot familial aux accents de crime d'honneur), le réalisateur nous plonge dans l'univers complexe d'une jeune fille éduquée et moderne, élevée dans la tradition musulmane. Bien que parfaitement intégrés dans ce mode de vie à l'occidentale, les parents n'en demeurent pas moins très attachés à leurs traditions ancestrales venues d'ailleurs. Et c'est bien là, le noeud du problème !

Sans jamais juger, usant de gros plans pour nous aider à mieux comprendre les protagonistes de l'histoire, Stephan Streker nous offre un regard sincère sur une famille au demeurant aimante et bienveillante les uns envers les autres, mais ô combien soucieuse de sauver les apparences aux yeux de la communauté pakistanaise. 

031664Qui a tort ? Qui a raison ?... Le film se gardera bien de vous forcer la main et vous laissera libre de vous forger une opinion.

Faisons juste un voeux, celui d'avoir le bonheur de vivre, un jour, dans un monde idéal où chacun serait libre d'aimer.

 

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16 février 2017

The Fits

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De Anna Rose Holmer

Bande Annonce

Toni, 11 ans, s’entraîne dans la salle de boxe de son grand frère. Elle découvre qu’à l’étage au dessus, un groupe de filles apprennent une variante très physique du hip hop, le drill. Attirée par leur énergie, leur force, leur assurance, Toni abandonne peu à peu la boxe pour la danse…

What else ?

281259On me dit que nos vies ne valent pas grand chose,
Elles passent en un instant comme fanent les roses.
On me dit que le temps qui glisse est un salaud 
Que de nos chagrins il s'en fait des manteaux 

Pourtant quelqu'un m'a dit...

Que ce film portait un regard puissant sur l'enfance et l'adolescence ?!?! 

Qu'il donnait la parole aux exclus qui voulaient s'intégrer ?!?!

C'est quelqu'un qui m'a dit que j'aimerais ce premier film 

Serait ce possible alors que je sois passée totalement à côté ?

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Pourtant des 3 personnes présentes dans la salle (ce film américain indépendant sera t il rentabilisé ? ), aucune n'a trouvé d'argument pour défendre ce film.

Pas désagréable sur la forme :

  • une esthétique dépouillée,
  • des dialogues rares mais percutants, 
  • des regards qui se passent de commentaire,
  • des chorégraphies endiablées.

Le fond est tout simplement inexistant...

Et ce ne sont pas les épisodes -répétés et inexpliqués- d'épilepsie qui apporteront un début de réponse. Au contraire, ce film, au lieu de nous mettre K.O debout, nous laisse dans le chaos ;-)

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10 février 2017

Moonlight

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De Barry Jenkins

Bande Annonce

Après avoir grandi dans un quartier difficile de Miami, Chiron, un jeune homme tente de trouver sa place dans le monde. Moonlight évoque son parcours, de l’enfance à l’âge adulte.

What else ?

Welcome Ladies and Gentlemen,

Your attention Please - Film Coup de Poing 

3 rounds qui vous laisseront K.O. debout

1019861er round : Little

Surnom donné au "petit". P'tit gars solitaire qui partage sa vie entre une mère toxicomane et les railleries des mômes du quartier de Literty Square (ghetto de Miami). 

 

th2ème round : Chiron

Little a bien grandi. Toujours aussi timide et peu sûr de lui, en décalage avec les "gros bras populaires" du collège. Tour à tour, humilié, isolé...

 

3661433ème round : Black

A son tour caïd, Mister T Black dissimule, derrière ses muscles et son attirail bling bling, une identité bien plus sensible qu'il n'y paraît.

 

Alternant une réalisation nerveuse et virevoltante, le réalisateur -issu de Liberty City-  nous plonge dans l'univers surchauffé et coloré d'un quartier défavorisé de Miami, grangrené par la drogue. Avec en trame de fond, une question : peut on échapper à sa destinée ? quand on est noir, défavorisé et accessoirement homo... Un indice? Dans Moonlight, la lumière brille parfois dans les ténèbres.

L'originalité du film : 3 acteurs pour un seul et même personnage - du plus petit au plus grand ;-) -.

Un visuel soigné : la beauté des décors (sea, sun and the city) qui contraste avec la trajectoire sombre des protagonistes.

Un propos réfléchi : pas de jugement, ni de cliché - juste un regard sur la difficulté d'être soi-même ou différent dans une société où les stéréotypes ont la vie dure.

Le + : une Bande Originale musclée

Mais c'est encore Barry Jenkins qui parle le mieux de son film : "On peut dire que Moonlight, c'est un film d'art et d'essai, un drame, mais c'est aussi un putain de film de Noirs !" Et au pays tourmenté de l'Oncle Sam Donald, ça fait du bien de voir un film politiquement et socialement engagé.

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03 février 2017

Jackie

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De Pablo Larraín

Bande Annonce

22 Novembre 1963 : John F. Kennedy, 35ème président des États-Unis, vient d’être assassiné à Dallas. Confrontée à la violence de son deuil, sa veuve, Jacqueline Bouvier Kennedy, First Lady admirée pour son élégance et sa culture, tente d’en surmonter le traumatisme, décidée à mettre en lumière l’héritage politique du président et à célébrer l’homme qu’il fut.

What else ?

Vous souvenez vous de Jackie Kennedy ?

  • 196309Si vous avez une quarantaine d'années -comme moi-, elle doit davantage vous évoquer la mère de feu John Fitzgerald Kennedy Jr, surnommé John-John - fils du président John Fitzgerald Kennedy, à la vie amoureuse passionnante -si l'on aime se délecter des ragots ;-)-
  • Si vous avez moins de 30 ans, elle ne doit pas vous inspirer grand chose. Pour info, voici sa fiche Wikipédia : "Jackie Kennedy-Onassis (1929-1994) est une personnalité, mariée en premières noces au Président John Fitzgerald KennedyElle a été la Première dame des États-Unis du 20 janvier 1961 au 22 novembre 1963, date de la mort de son époux, assassiné à ses côtés dans une rue de Dallas. Grâce à son élégance, sa simplicité et sa beauté, elle est devenue l'une des Premières dames les plus populaires et les plus photographiées".

L'avantage d'un biopic, c'est qu'il permet de "ressusciter" et mettre en lumière une personnalité hors du commun. L'inconvénient, c'est que cet exercice de style est bien souvent casse gueule tant pour les réalisateurs que pour les comédiens (s'ils sont brillants, ils sont longtemps identifiés à un seul rôle ; s'ils ne ressemblent pas à la personne biographiée, ils voient leur carrière prendre du plomb dans l'aile).

Pas facile de faire du Neuf avec du Vieux !

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Pour revenir à Jackie, il faut savoir que son histoire exceptionnelle a déjà inspiré plusieurs films au cinéma et à la télévision. Afin d'éviter le redondant et faire plus original, le réalisateur, Pablo Larraín nous propose l'organisation des funérailles de J.F.K par son épouse, avec une réflexion sur l'image qu'elle souhaite laisser dans l'histoire.

Manque de bol, c'est raté ! et c'est pas la faute à Portman mais à une musique stridente -irritante au possible- et à un récit froid, imperméable à toute émotion. Seul point positif, le film a été tourné en pellicule Super 16 mm -j'adore-. Non seulement cela donne du grain à l'image, mais cela a permis au réalisateur d'intégrer de vraies images d'archives pour les flash-back.

Mais pour tout vous dire, je m'interroge sur la pertinence de mes critiques... A mon grand étonnement, Jackie et La La Land ont été encensés et recommandés par la critique spécialisée - Suis je devenue trop exigeante ou la presse trop bienveillante ? That is the question...    

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