Quel Cin'Emma !

26 juillet 2016

Juillet Août

Juillet Août : Affiche

De  Diastème Avec Patrick ChesnaisPascale ArbillotThierry Godard

Synopsis

C’est l’été. Les familles migrent et se recomposent.
Laura, 14 ans, et Joséphine, 18 ans, partent en juillet avec leur mère dans le Sud, puis en août chez leur père en Bretagne.
La cohabitation entre ados et adultes ne manque ni de tendresse, souvent non-dite, ni d’exaspération, parfois bruyante…
Car les filles ont leurs secrets, qui n’ont pas grand-chose à envier aux problèmes de leurs parents et de leurs beaux-parents.
C’est l’été de tous les dangers ? Pas tout à fait. Quoique.

Mais encore,

Juillet Août : Photo Alma Jodorowsky, Luna LouDes trois derniers films vus, c'est peut-être celui qui aura été le plus plaisant - ou le moins pire - c'est selon !

Un sujet intéressant : Les joies et les galères des vacances dans les familles recomposées. Juillet se déroulera sous le soleil de la côte d'Azur, dans la propriété du beau-père, avec un programme des plus alléchant : soleil, piscine, bronzage, fête. A contrario, le mois d'août nous entraînera sous le crachin breton, chez le père - pas de chance pour lui - dans un environnement moins propice au farniente.

Des acteurs qui tiennent la route avec notamment un Patrick Chesnais touchant dans le rôle du beau père dépassé, une nouvelle pépite Luna Lou et un talent qui se confirme en la personne d'Alma Jodorowsky.

Juillet Août : Photo Alma Jodorowsky, Luna LouUne Bande Originale signée Alex Beaupain, illustrant parfaitement la tendresse ambiante qui se dégage du film, avec un soupçon de nostalgie (un peu comme la B.O. de Camille Redouble composée par Gaetan Roussel).

Mais il y a un petit quelque chose qui cloche et empêche le film de véritablement décoller. L'intrigue pseudo-policière rocambolesque doit y être pour beaucoup, mais c'est autre chose... Quelque chose que j'ai du mal à définir... Peut être un manque de liant entres les scènes, quelques trous d'air dans le scénario ?!?.... Qu'importe... C'est l'été !

A MOI, le Soleil

A MOI, la Méditerranée, le Sable Chaud et la crème solaire

A MOI, la coppa, le prisuttu, les figatelli et le brocciu

Vive les vacances

Je vous souhaite un bel été et vous retrouverai en septembre pour une nouvelle année cinéphile.

à prestu...

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25 juillet 2016

Débarquement Immédiat

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De Philippe de Chauveron Avec Ary Abittan, Medi Sadoun, Cyril Lecomte

Synopsis

C'est l'histoire d'un flic de la police des frontières qui ramène un gars dans son pays, sauf que ce n'est pas le bon gars et ce n'est pas le bon pays...

Mais encore,

556397_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxDébarquez-moi

Cœur ouvert au bout des doigts

J'ai viré de bord

Je me suis donné la foi

Qui brise le sort

Et je vous emmène au-delà

De ce mur entre vous et moi

                                             Débarquez-moi de cette salle !

Plutôt écouter la chanson de Jean Luc Lahaye en boucle que revoir ce navet une deuxième fois...

547022_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxPourtant ce film avait l'air alléchant sur le papier : un réalisateur reconnu (Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ? et ses 12 millions de spectateurs), deux acteurs en vogue et une bande annonce amusante.

Mais du papier à l'écran, il y a une montagne qui n'a pas été franchie...

Au mieux, certains y verront un énième buddy movie sur l'Ile de Malte ; au pire, une bien pâle copie de La Chèvre avec sa succession de vannes laborieuses - et pour la plupart déjà vues ou entendues -.

Anecdote : A la fin de la séance, ma fille de 11 ans m'a demandée s'il y avait un message à retirer du film... Hum ?!?!  A la réflexion, je pense que le réalisateur voulait nous interpeller sur la reconduite à la frontière des clandestins par la police. Mais, est-ce le ton employé ? Est-ce le sujet sensible abordé ? L'ensemble ressemble plus à un Crash Cinématographie qu'à une comédie grinçante sur un sujet de société.

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23 juillet 2016

Sparrows

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De  Rúnar Rúnarsson   Avec  Atli Oskar Fjalarsson, Ingvar Eggert Sigurðsson

Synopsis

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Ari, 16 ans, vit avec sa mère à Reykjavik lorsqu’il doit soudain retourner vivre chez son père Gunnar, dans la région isolée des fjords, au nord-ouest de l’Islande. Sa relation avec son père n’est pas des plus faciles et ses amis d’enfance semblent avoir bien changé. C’est dans cette situation difficile à laquelle il ne peut échapper qu’Ari devra s’imposer pour trouver sa voie.

Mais encore,

Ne vous méprenez pas sur le nom du film, point de Jack Sparrow à l'horizon, ni de pirate des Caraïbes en vue. Par contre, c'est l'occasion de retrouver nos amis islandais - quart de finaliste héroïque du dernier euro - apprenant au monde entier l'art du clapping. Maintenant que les présentations sont faites : de quoi qu'ça cause ? Comme l'indique le synopsis, on suit les retrouvailles d'Ari avec son alcoolique de père, dans sa région natale où les distractions sont pour le moins rares.

Mille millions de mille sabords

Mais quel ennui mortel 

288445_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxSi notre héros se fait suer dans ce pays ou l'on ne voit jamais la nuit, ni le soleil soit dit en passant, meublant ses journées entre descente de bière, tentative d'intégration avec les jeunes du coin, dépucelage et un job d'été dans l'usine de poisson ; nous aussi, on sombre dans l'ennui, la bière en moins...

J'ai hésité à quitter la salle, mais de par mon positionnement en bout de rang - coincée contre le mur - je n'ai pas osé déranger tous mes voisins, dans le tout nouveau, tout beau American Cosmograph (ex-Utopia).

jusqu'à la 90ème minute... et le choc des images !

L'avant dernière scène (qui n'est pas sans rappeler breaking the waves de Lars von Trier par sa violence et son horreur) est à vous dégoûter de la nature humaine. La dernière (d'une grande beauté) vous permet de reprendre votre souffle et peut-être, je dis bien peut-être, mieux comprendre le propos du réalisateur - sans toutefois lui pardonner les 1h30 de supplice.

 "C'est une erreur de laisser le spectateur penser que tout est lumineux et bon comme on le fait dans les productions hollywoodiennes ou que l'existence est un enfer sans espoir comme dans certains films art et essai. Aucune des deux options n'est juste car dans la vie, quand on tombe, on se relève et le soleil brille de nouveau. Il y a toujours de l'espoir, on ne doit jamais abandonner." Rúnar Rúnarsson  

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C'est l'été...

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C'est l'été,

et son cortège de films estivaux... légers... insipides... creux !

Heureusement pour vous, je me suis dévouée pour vous indiquer les films à ÉVITER :

  • Débarquement Immédiat,
  • Sparrows,
  • Juillet Août.

Mon conseil du moment : préférer le soleil aux salles obscures.

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06 juillet 2016

Camping 3

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De Fabien Onteniente  Avec Franck Dubosc, Claude Brasseur, Mylène Demongeot, Antoine Duléry

Synopsis

Comme chaque été, au Camping des Flots Bleus se retrouvent pour leurs vacances nos amis, Les Pic, Jacky et Laurette, Gatineau, tout juste divorcé de Sophie, le 37, et Patrick Chirac fidèle à ses habitudes. Cette année, Patrick a décidé de tester le co-voiturage... Pensant traverser la France avec Vanessa, il se retrouve avec trois jeunes dijonnais : Robert le charmeur, Benji le beau gosse et José la grande gueule. Bien évidemment, après le co-voiturage, Patrick se voit contraint de tester le co-couchage…

576683Mais encore,

Avec 1.5 millions de spectateurs en une semaine (meilleur démarrage d'un film français depuis 8 ans), le doute n'est plus permis, les spectateurs attendaient le retour de Patrick Chirac avec impatience. Vous aussi ?

Moi Non... Mais sur un malentendu, je me suis retrouvée dans la grande salle d'un multiplexe toulousain - au milieu d'adolescents attardés, d'adultes blancs comme des linges qui cherchaient certainement un peu de soleil, et autres nostalgiques des joies du camping qui regrettaient certainement le pot d'accueil du samedi soir, l'attente aux toilettes rouleau de pq à la main, les corvées de vaisselle aux sanitaires, l'élection de miss camping et autres réjouissances...

Alors ?!

On va Voir ou Pas ?

En tous cas, pour le 4 (puisqu'il est déjà en préparation), cela sera sans moi :

385117- Si Dubosc est au Top de Sa Forme en interprétant un Patrick humain, bienveillant avec son prochain, drôle à souhait,

- Si les vannes sont plutôt bien senties et tapent sur quelques sujets de société (homosexualité, racisme, handicap, réseaux sociaux... sauf la religion mais par les temps qui courent, on peut comprendre),

- Si les Djeun's ont apporté un peu de sang frais à ce troisième opus,

l'absence de scénario en fait un film creux où se succèdent des sketchs, des pubs, des sketchs, encore des pubs et aussi des moments de gêne comme le soit disant Alzheimer de Jacky, ou le chewing-gum collé à la jambe de bois... Mais, franchement - appelons un chat un chat - ce n'est pas du placement de produits auquel on assiste tout au long des 1 h 45 de Camping, c'est à une publicité version longue dans laquelle figure les comédiens !

Mon conseil pour les amoureux du camping sur écran : on oublie les flots bleus et on choisit le Camping Paradis de l'Arquet. C'est gratuit, deux coupures pub seulement et un scénario bon enfant qui plaira à toute la famille ;-)

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28 juin 2016

Tout de Suite Maintenant

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De Pascal Bonitzer Avec Agathe Bonitzer, Vincent Lacoste, Lambert Wilson, Isabelle Huppert, Jean-Pierre Bacri, Pascal Greggory, Julia Faure

Synopsis

Nora Sator, jeune trentenaire dynamique, commence sa carrière dans la haute finance. Quand elle apprend que son patron et sa femme ont fréquenté son père dans leur jeunesse, elle découvre qu’une mystérieuse rivalité les oppose encore. Ambitieuse, Nora gagne vite la confiance de ses supérieurs mais entretient des rapports compliqués avec son collègue Xavier, contrairement à sa sœur Maya qui succombe rapidement à ses charmes…
Entre histoires de famille, de cœur et intrigues professionnelles, les destins s’entremêlent et les masques tombent.

Mais encore,

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L'avez vous bien regardé ce casting, ne vous donne t il pas envie de courir voir ce film sans même en connaître l'intrigue ? En tous cas, c'est l'effet qu'il a produit sur moi alors j'ai couru, j'ai vu, j'suis déçue.

Véritable Film d'Art et d'Essai que ce Tout de suite, Maintenant

Si l'on ne regarde pas forcément sa montre pendant la projection - parce que le film est bien écrit, bien réalisé, sans fausse note aucune - l'on se demande bien où veut nous entraîner le réalisateur... Dans la froideur du monde calculateur de la finance ? Certainement, mais après... Pas grand chose à se mettre sous la dent.

  • 274660J-P. Bacri fait du Bacri en ronchonnant comme à l'accoutumée,
  • Lambert Wilson fait du Wilson en mixant cynisme, arrogance et mépris,
  • Agathe Bonitzer a oublié son sourire en route et surjoue la carte de l'indifférente,
  • Isabelle Huppert n'en finit plus d'interpréter des femmes bourgeoises au fond du trou. Seule note positive, elle a suivi mon conseil capillaire pertinent pour adopter un balayage blond qui lui sied à merveille (Cf critique du film Elle). 

277004Après Tout n'est pas tout Noir - ou tout Blanc -, la première réunion de Bacri et Hupert sur grand écran m'a donnée des frissons (je sais, j'ai une âme de midinette) et Julia Faure est venue mettre un peu de vie en interprétant une musicienne douce et spontanée dans ce monde de brutes.

Je réquépépète : si vous aimez les films noirs, à l'esthétique sombre, aux personnages ténébreux et à la trame glaçante alors ce film est fait pour VOUS - mais rien que pour vous -.

 

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Retour Chez Ma Mère

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De Eric Lavaine Avec Josiane Balasko, Alexandra Lamy, Mathilde Seigner

Synopsis

Aimeriez-vous retourner vivre chez vos parents ? À 40 ans, Stéphanie est contrainte de retourner vivre chez sa mère. Elle est accueillie les bras ouverts : à elle les joies de l'appartement surchauffé, de Francis Cabrel en boucle, des parties de Scrabble endiablées et des précieux conseils maternels sur la façon de se tenir à table et de mener sa vie… Chacune va devoir faire preuve d’une infinie patience pour supporter cette nouvelle vie à deux. Et lorsque le reste de la fratrie débarque pour un dîner, règlements de compte et secrets de famille vont se déchaîner de la façon la plus jubilatoire. Mais il est des explosions salutaires. Bienvenue dans un univers à haut risque : la famille !

Mais encore,

320689Est ce que j'ai aimé cette comédie populaire ?

A ma grande surprise, Oui ! Pourtant, c'était pas du tout cuit pour Eric Lavaine : 

- Son dernier "Barbecue" - et sa brochette d'acteurs bankables - était indigeste,

- Les critiques professionnelles n'étaient pas convaincues,

- Le matraquage de la bande annonce - certes drôle - m'incitait à la plus grande prudence (qui n'a pas déjà vu un film dont les meilleurs gags figurent dans la bande promo ? ).

Quel est le sujet ?

Le réalisateur s'est penché sur cette nouvelle génération d'adultes - dite boomerang - contrainte et forcée de retourner vivre chez leurs parents, en raison - essentiellement - de la crise économique. Point de départ du film, Stéphanie (Alexandra Lamy) retourne habiter chez sa mère (Josiane Balasko) en raison d'une faillite personnelle. Elle va devoir apprendre à vivre au rythme - réglé comme du papier à musique - de sa mère, composer avec des habitudes et rituels d'un autre temps, supporter - accessoirement - les remarques acerbes de son frère et de sa soeur.

Est ce que j'ai ri ?

174416Aux éclats ! Même si les gags sont souvent faciles, ils ont le mérite d'être efficaces et s'enchaînent habilement pour notre plus grand plaisir. Le film met surtout l'accent sur la cohabitation mère-fille et les relations conflictuelles entre frère et soeurs (comme dans beaucoup de famille ?)

Je me demande d'ailleurs dans quelle mesure, il n'est pas recommandé de connaître les joies de la fratrie pour apprécier à sa juste valeur les rivalités - irrationnelles - entre Stéphanie, Carole et Nicolas ; notamment lors de la scène du dîner où les conflits infantiles, les rancoeurs et jalousies n'ont pas tardé à éclater au grand désarroi de la mère de famille.

Pour ce qui est du sens profond, on repassera tout de même. Je pense que l'essentiel est dans lactel était ailleurs... dans l'envie de faire rire, d'une bonne comédie, d'un feel-good-movie qui donne le banane.

Et les acteurs dans tout ça ?

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Alexandra Lamy (notre inoubliable chouchou) est épatante, débordante d'humanité, de sensibilité et de naturel.

Mathilde Seigner (Petite fille de, Soeur de, Nièce de...) est parfaite dans le rôle de la soeur rancunière, mal embouchée.

Josiane Balasko (que l'on ne présente plus) n'est pas en reste, excellant dans le rôle de la mère enquiquinée par cette nouvelle intruse.

Post-scriptum : Est ce que j'aimerais retourner vivre chez ma mère ? 

Spontanément, j'ai envie de répondre Non... parce que Rieumes, on ne peut pas dire que ce soit le village le plus sexy de la région. Mais..., si elle habitait Aix en Provence - comme Josiane Balasko - dans un petit appartement coquet, lumineux, non loin du cours Mirabeau - sous le soleil exactement - je ne suis plus tout aussi sûre de ma réponse  ;-).

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13 juin 2016

Folles de Joie

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De Paolo Virzi Avec Valerie Bruni Tedeschi, Micaela Ramazzotti

Synopsis

Béatrice est une mythomane bavarde au comportement excessif. Donatella est une jeune femme tatouée, fragile et introvertie. Ces deux patientes de la Villa Biondi, une institution thérapeutique pour femmes sujettes à des troubles mentaux, se lient d'amitié. Une après-midi, elles décident de s'enfuir bien décidées à trouver un peu de bonheur dans cet asile de fous à ciel ouvert qu'est le monde des gens « sains».

Mais encore,

" Vous pouvez retrouver le sourire Monsieur Dominique Besnehard, le cinéma Italien n'est pas tout-à-fait mort comme vous le déploriez sur les antennes de France Inter - la faute selon vous à Silvio Berlusconi et sa télé poubelle ". Avec Folles de Joie, il nous montre qu'il bouge encore et peut offrir aux actrices de remarquables rôles autres que la bimbo écervelée de service ou la mère courage.

Mamma Mia 

Magnifico, Bellisima...

477201Les mots italiens me manquent pour décrire mon émotion devant ce que je qualifierai de chef d’œuvre, Folles de Joie - véritable hymne à la vie et à l'amitié. Cela faisait des mois que je n'avais pas été saisie par un film empreint d'une si grande mélancolie, entremêlé de bonheurs fugaces, d'éclats de rire et de douleurs tenaces.

Primo - L'avez vous bien regardée cette affiche, ne vous donne t elle pas envie de tracer la route – à travers La Toscane - en compagnie de nos deux héroïnes en quête de liberté ? Ajoutez à cela une lumière éclatante et des images bellissimes et vous n'aurez qu'une envie,... modifier la destination de vos prochaines vacances estivales.

Secondo - Avec Folles de joie, vous ne regarderez plus tout à fait de la même façon les individus techniquement fous. Il ressort des personnages joués par Valéria Bruni Tedeschi (solaire) et Micaela Ramazzotti (lunaire), une humanité débordante couplée d'une vulnérabilité touchante, d'un mal être profond qui ne laisse pas beaucoup de répit pour être - tout simplement – bien.

475013Terzo – Valéria Bruni Tedeschi irradie le film de sa douceur et sa sensibilité. Son regard clairvoyant, son bagou enlevé et chantant – attenzione, voir le film en V.O. sous peine de perdre une grande partie du charme de cette comédie dramatique - son enthousiasme débordant participent grandement à la réussite du film. Rien à redire sur la performance de Micaela Ramazzotti (aucun lien avec Eros et sa storia importante), mais son rôle plus sombre me l'a rendue moins lumineuse. 

 

                                                            Parce que j'ai pleuré un peu

j'ai ri beaucoup

j'ai suivi le duo Béatrice et Donatella passionnément

J'ai aimé "Folles de Joie" à la folie

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06 juin 2016

Alice de l'autre côté du miroir

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De James Bobin Avec Mia Wasikowska, Johnny DeppHelena Bonham Carter

Synopsis

Les nouvelles aventures d'Alice et du Chapelier Fou. Alice replonge au pays des merveilles pour aider ses amis à combattre le Maître du Temps.

Mais encore,

« Maman ! On va voir un film toutes les deux, cet après midi ? Allez, steuplait....594413

— Si tu veux ma fille. Mais voir quoi ?

Kung Fu Panda III, Angry birds ou Alice de l'autre côté du miroir. C'est toi qui choisis !

— Waouh... C'est que des films d'animation que tu me proposes là !?!... Hum.... J'hésite - j'hésite... T'es certaine de vouloir aller au ciné ?

Ouiiiii - en plus j'ai trop envie de retrouver la reine qui veut couper la tête à tout le monde. 

— Ah ben fallait le dire - tu veux aller voir Alice, toi !

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Et c'est comme ça que je me suis laissée entraîner un samedi après-midi - ensoleillé comme rarement ces dernières semaines - au Cinema Veo. Évidemment, j'ai failli passer mon tour sur ce coup là ; pas évident d'écrire une petite critique sur Alice quand on n'est ni fan de l'univers de Lewis Carol, trop agée pour Disney et encore moins admiratrice du Pirate des Caraïbes !

Mais il faut croire que la firme aux grandes oreilles sait bien faire les choses et qu'elle maîtrise parfaitement la recette pour séduire petits et grands :

3768903158Moins de 12 ansPrévoir un monde féerique, coloré, lumineux - Y incorporer lentement une dose de magie - un zeste de suspens - une larme d'émotion. Progressivement, ajouter avec délicatesse les ingrédients indispensables à la réussite de la recette (une héroïne courageuse - une reine déchue tyrannique - un chapelier farfelu mais ô combien attendrissant - et Cerise sur le gâteau - un étrange Maître du Temps. Verser la préparation obtenue dans un moule puis enfourner.

Pas besoin de surveillance, la cuisson prendra 1 heure 50.

Parents accompagnateurs : Afin de ravir toutes les papilles gustatives, saupoudrer la préparation - avant cuisson - d'une symbolique forte sur les valeurs de la famille et pimenter les dialogues. 

Le Petit Truc en Plus : un plaidoyer féministe qui ravira certaines mamans.

Alice : le film d'animation qui vous ravira et ne vous donnera pas l'impression d'avoir perdu votre TEMPS !

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31 mai 2016

Elle

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De Paul Verhoeven Avec Isabelle Huppert, Laurent Lafitte, Anne Consigny

Synopsis

Michèle fait partie de ces femmes que rien ne semble atteindre. À la tête d'une grande entreprise de jeux vidéo, elle gère ses affaires comme sa vie sentimentale : d'une main de fer. Sa vie bascule lorsqu’elle est agressée chez elle par un mystérieux inconnu. Inébranlable, Michèle se met à le traquer en retour. Un jeu étrange s'installe alors entre eux. Un jeu qui, à tout instant, peut dégénérer.

Mais encore,

OH...

Ô rage !

Ô désespoir !

N'ai-je donc tant vécu que pour cette affligeante adaptation cinématographique ?

téléchargement (2)Elle, c'est la version cinéma de "Oh..." version papier de Philippe Djian dont voici la 4ème de couverture : "Décembre est un mois où les hommes se saoulent - Tuent, violent, se mettent en couple, reconnaissent des enfants qui ne sont pas les leurs, s'enfuient, gémissent, meurent... "Oh..." raconte trente jours d'une vie sans répit, où les souvenirs, le sexe et la mort se court-circuitent à tout instant".

Pour tout vous dire, Djian et moi, on se connaît depuis longtemps - longue histoire d'amour à sens unique démarrée avec « Bleu Comme l'enfer »,  « Zone érogène » (tout un programme) – « 37.2° le matin »... jusqu’à « Sainte Bob » - 1998 - et mes premières infidélités. Ses lumbagos à répétition, ses jeux sexuels libertins, ses histoires d’amours débridées avaient eu raison de notre idylle littéraire et m'avaient entraînée vers d'autres auteurs. Jusqu'il y a 3 mois, et mon envie d'y revenir avec "Oh...."

téléchargement (1)Surprise ! L’héroïne,  Michèle, était une FEMME. Indépendante, dure, froide, sa carapace était à la hauteur des atrocités commises par son père. J’avais refermé le bouquin sur un sentiment mitigé, l’écriture de Djian était intacte mais cette bonne femme ?!?! Difficile d’avoir pour elle une quelconque sympathie ; elle-même n’en avait d’ailleurs pour personne, à part peut-être pour son chat Marty.

Bref, j’en étais là… jusqu’à Cannes, Isabelle Huppert et la sortie d’ELLE.

Petit conseil pratique : Ne jamais voir l’adaptation ciné d’un livre (à fortiori lu 3 mois avant). Au mieux, si le film est fidèle et bien réalisé, vous passez un bon moment sans pour autant ressentir le moindre frisson tant le scénario est connu d’avance ; au pire, le jeu des acteurs ne correspond pas à l’image que vous vous étiez faite des personnages, la mise en scène de certains passages du livre au détriment d’autres vous frustre, l’impression d’un déjà vu -version low coast- vous lasse.

Mais ne tournons pas plus longtemps autour du pot d'ELLE, les excellentes critiques de la presse sont elles justifiées ?

Non pour 3 raisons :

téléchargement- à vouloir porter à l'écran tous les personnages qui gravitent autour de Michèle, ceux ci sont présentés grossièrement, manquent singulièrement de caractère et renvoient une impression de papillonnage,

- la réalisation de certaines scènes peut s'avérer peu crédible notamment la fermeture des volets par Michèle et son voisin -certes par gros vent mais quel cinéma tout de même-,

- Et puis, en partie à cause d'Isabelle Huppert. Je suis bien embêtée parce que Madame Huppert, c'est une actrice que j'admire sincèrement, profondément, mais, là, je dis Non ! J'aimerais pouvoir lui souffler à l'oreille un changement de coiffure (une perruque pourrait même faire l'affaire), une paire de lunettes... Que sais-je ? Mais à enchaîner les rôles de femme forte, froide, indépendante, cynique, - sans réellement changer sa manière de jouer ? -, je n'ai pas retrouvé Michèle mais vu Isabelle allongée par terre, Isabelle fermant ses volets, Isabelle cuisinant...

Et vous, quelle sera votre réaction face à ELLE ?

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