Quel Cin'Emma !

17 novembre 2017

Tout nous sépare

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De  Thierry Klifa

Bande Annonce

Une maison bourgeoise au milieu de nulle part. Une cité à Sète. Une mère et sa fille. Deux amis d’enfance. Une disparition. Un chantage. La confrontation de deux mondes.

What Else ?

Curiosité d'un soir,

A voir.... ou pas 

399266Avant d'être à l'écran, le spectacle est déjà dans la salle ! D'un côté, vous trouverez les pros Deneuve aux cheveux grisonnants et à la démarche hésitante ; de l'autre, les fans du rappeur à la jeunesse évidente. Rassurez vous, tout ce petit monde fait bon ménage et aucune bataille de pop-corn n'a été à déplorer.

Après une première partie convaincante sur la relation amoureuse malsaine qui lie Diane Kruger à Nicolas Duvauchelle -un pervers narcissique- le film s'embourbe lentement... mais sûrement dans l'étang de Thau ! Après Candice Renoir et Demain nous appartient, Sète à la cote d'Azur pour accueillir les dernières productions cinématographiques.

3052957Ce n'est ni la faute de Deneuve -qui restera toujours Deneuve-, ni celle de Nekfeu -qui crève littéralement l'écran- mais celle de la relation/admiration improbable qu'ils nouent. Peu crédible à mon sens, il aurait fallu peut être plus de temps pour rendre plausible ce rapport presque maternel qui se met en place.

En conclusion, il ne suffit pas d'avoir un beau cadre, de très bons acteurs et des intentions pour faire un bon film, il faut une écriture soignée et un scénario convaincant sur toute la longueur.

Dommage,

Ps : Askip, Nekfeu tourne actuellement avec Fanny Ardant. Cela nous promet des étincelles avec ce Nekfeu Ardent ;-) !

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14 novembre 2017

Carré 35

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De  Eric Caravaca

Bande Annonce

"Carré 35 est un lieu qui n’a jamais été nommé dans ma famille ; c’est là qu’est enterrée ma sœur aînée, morte à l’âge de trois ans. Cette sœur dont on ne m’a rien dit ou presque, et dont mes parents n’avaient curieusement gardé aucune photographie. C’est pour combler cette absence d’image que j’ai entrepris ce film. Croyant simplement dérouler le fil d’une vie oubliée, j’ai ouvert une porte dérobée sur un vécu que j’ignorais, sur cette mémoire inconsciente qui est en chacun de nous et qui fait ce que nous sommes."

What Else ?

Quelque chose de dérangeant...

Évidemment, on ne va pas voir ce documentaire la fleur au fusil avec l'envie de simplement passer un bon moment. On se doute que l'on va être bousculé, sorti de notre zone de confort et amené à réfléchir sur les non-dits dans les familles. Mais il y a là quelque chose de dérangeant à "laver son linge sale" en public.

517537Très vite, il m'a semblé que l'entretien, non j'emploierai plutôt le mot d'interrogatoire ici, allait être inégal en raison de l'état de forme précaire des parents (père qui décédera d'ailleurs pendant le tournage).

Si je comprends parfaitement la démarche du devoir de mémoire au sein des familles, des civilisations (parallèle repris largement dans le film avec la colonisation ou la propagande nazi), j'ai moyennement adhéré à la mise en accusation de la mère. Même si le ton employé n'est jamais cassant, ni insultant, voir cette vieille dame repoussée dans ses derniers retranchements a quelque chose de dérangeant...

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11 novembre 2017

Jalouse

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De  David FoenkinosStéphane Foenkinos

Bande Annonce

Nathalie Pêcheux, professeure de lettres divorcée, passe quasiment du jour au lendemain de mère attentionnée à jalouse maladive. Si sa première cible est sa ravissante fille de 18 ans, Mathilde, danseuse classique, son champ d'action s'étend bientôt à ses amis, ses collègues, voire son voisinage... Entre comédie grinçante et suspense psychologique, la bascule inattendue d’une femme.

What Else ?

En tête à tête avec Karin Viard

3546135Vous vous souvenez peut-être de ma critique sur "Ouvrir la Voix", documentaire vu samedi dernier sur Toulouse. C'est ce soir là que j'ai découvert la sortie prochaine du dernier Viard ; elle se tenait face à moi, belle, lumineuse, solaire et m'observait du coin de l'oeil d'une colonne Morris, pendant que je dégustais ma galette complète -à la farine de sarrasin parce que c'est meilleur pour la santé-.

Après ce premier contact, il était évident que nous allions nous revoir. Ce fut chose faite, jeudi soir, en présence de nombreux spectateurs certes mais on a fait connaissance plus longuement et je n'ai pas été déçue.

Si elle a pu se montrer jalouse du bonheur des autres, odieuse envers cette jeunesse promise à un bel avenir, irritable dans ce monde qui va trop vite, elle ne s'est pas cachée longtemps derrière sa carapace et a longuement parlé de cette phase de "transit" avec justesse, émotion mais aussi avec beaucoup, beaucoup d'humour. C'était une séance Jubilatoire !

575302Rarement, je n'ai pris autant de plaisir à regarder une comédie française à l'écriture si fine, avec des personnages secondaires si fouillés et surtout un humour utilisé à bon escient sur un propos sérieux, qui nous concerne-concernera -rayez la mention inutile- toutes, Nous Les Femmes.

Au plaisir de vous revoir sur les écrans, Madame Viard !

 

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09 novembre 2017

D'après une histoire vraie

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De Roman Polanski

Avec Emmanuelle SeignerEva Green

Bande Annonce

Delphine est l’auteur d’un roman intime et consacré à sa mère devenu best-seller.
Déjà éreintée par les sollicitations multiples et fragilisée par le souvenir, Delphine est bientôt tourmentée par des lettres anonymes l'accusant d'avoir livré sa famille en pâture au public.La romancière est en panne, tétanisée à l'idée de devoir se remettre à écrire.
Son chemin croise alors celui de Elle. La jeune femme est séduisante, intelligente, intuitive. Elle comprend Delphine mieux que personne. Delphine s'attache à Elle, se confie, s'abandonne.Alors qu’Elle s’installe à demeure chez la romancière, leur amitié prend une tournure inquiétante. Est-elle venue combler un vide ou lui voler sa vie ?

 What Else ?

Un conseil ?

Fuyez loin, très loin de cette adaptation ratée

Fan de l'écriture de Delphine De Vigan depuis l'inoubliable et incontournable "Rien ne s'oppose à la nuit", j'étais curieuse de découvrir l'adaptation de son dernier roman, un récit sur la manipulation et la perte d'identité. A mon humble avis, bien qu'il soit le plus faible de toute son oeuvre, il pouvait être intéressant de voir sa transcription à l'écran.

072798Faisant fi d'une campagne de dénigrement -justifiée- à l'encontre de Roman Polanski, ma curiosité s'est vite transformée en agacement...

Bien qu'il n'y ait aucune obligation de faire le copier/coller d'un livre, quelle idée saugrenue d'avoir déguisée Eva Green en femme fatale et laissé imaginer une attirance entre les deux femmes ! 

Mal à l'aise ou perdue dans son rôle, la pauvre jeune femme surjoue et rend une copie des plus pathétiques. Même le jeu d'Emmanuel Seigner peut prêter à sourire lors de répliques plus récitées que jouées. 

3120853Du stade de l'agacement, je suis passée à celui de l'atterrement au fur et à mesure du déroulement du film. La faute à qui ? à quoi ? :

  • à une musique surannée, accompagnant l'intrigue à la note près et enlevant le peu de suspens qu'il pouvait y avoir,
  • à une réalisation conventionnelle et prévisible,
  • à des seconds rôles mal dessinés qui n'apportent rien, à commencer par le rôle de galeriste de Noémie Lvovsky...

Film à ranger au rayon des nanars,

d'après une spectatrice déçue

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I'm Back !

De retour après m'être quelque peu éparpillée, voici une synthèse de quatre films vus par ci, par là. Pourquoi juste un résumé ? pensez vous peut-être. Simplement parce que je doute que vous ne les voyez un jour sur vos écrans, la faute à des choix "exigeants" qui pose la question de mon éventuelle radicalisation cinématographique ;-) -tant que je ne prends pas les armes pour défendre mes convictions, tout ira bien ! -________________________________________________________________________________________________________________________

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La Belle et La Meute 

Film tunisien de Kaouther Ben Hania

Lors d'une fête étudiante, Mariam, jeune Tunisienne, croise le regard de Youssef. 
Quelques heures plus tard, Mariam erre dans la rue en état de choc. 
Commence pour elle une longue nuit durant laquelle elle va devoir lutter pour le respect de ses droits et de sa dignité. Mais comment peut-on obtenir justice quand celle-ci se trouve du côté des bourreaux ?

What Else ?

Comment se relever d'une injustice ?

Inspiré d'une histoire vraie, ce film est une terrifiante plongée dans la société tunisienne aux moeurs archaïques. Composé de plusieurs plans-séquences renforçant l'angoisse d'une nuit cauchemardesque, éclairé par une lumière blafarde insistant sur la froideur du moment, le spectateur prend fait et cause pour cette jeune fille qui n'avait au départ rien d'une militante mais qui par la cruauté de la situation se révèle une citoyenne à part entière. A voir !

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L'atelier

Film de Laurent Cantet

La Ciotat, été 2016. Antoine a accepté de suivre un atelier d’écriture où quelques jeunes en insertion doivent écrire un roman noir avec l’aide d’Olivia, une romancière connue. Le travail d’écriture va faire resurgir le passé ouvrier de la ville, son chantier naval fermé depuis 25 ans, toute une nostalgie qui n'intéresse pas Antoine. Davantage connecté à l'anxiété du monde actuel, il va s’opposer rapidement au groupe et à Olivia, que la violence du jeune homme va alarmer autant que séduire.

What Else ?

Comment vivre ensemble ?

Ce film est tout d'abord long -pour ne pas dire interminable- à démarrer. Il doit s'écouler une bonne heure avant que le charme de Marina Fois et la gouaille de ces jeunes Marseillais ne finissent par opérer. Pour faire court, le réalisateur nous dépeint une jeunesse en mal de repères, en proie aux doutes et bien pessimiste quant à l'avenir... Génération désabusée ? On peut voir !

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2866047 

Brooklyn Yiddish

Film de Joshua Z. Weinsten

Borough Park, quartier juif ultra-orthodoxe de Brooklyn.

Menashé, modeste employé d'une épicerie, tente de joindre les deux bouts et se bat pour la garde de son jeune fils Ruben. En effet, ayant perdu sa femme, la tradition hassidique lui interdit de l'élever seul.
Mais le Grand Rabbin lui accorde de passer une semaine avec son fils ; l’ultime occasion pour Menashé de prouver qu’il peut être père dans le respect des règles de sa communauté

What Else ?

Comment concilier religion et vie personnelle ?

Peut-être le film le plus faible des quatre. Non pas qu'il soit inintéressant à suivre -au contraire, l'on ressent beaucoup de tristesse pour cet homme qui se démène au sein d'une communauté bien cruelle envers ses propres membres- mais du fait d'une réalisation classique, sans relief, l'on relâche peu à peu notre attention. On peut voir pour découvrir un formidable acteur, Menashe Lustig dont le réalisateur s'est inspiré pour dresser le tableau de ce fervent disciple du rabbin Twersky -le Grand Rabbin du Mouvement hasidique-, à la fois touchant, désarmant de maladresse et de naïveté, l'air perpétuellement égaré dans cette communauté si exigeante. 

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Ouvrir la voix

Documentaire d'Amandine Gay

Ouvrir La Voix est un documentaire sur les femmes noires issues de l'histoire coloniale européenne en Afrique et aux Antilles.  Le film est centré sur l'expérience de la différence en tant que femme noire et des clichés spécifiques liés à ces deux dimensions indissociables de notre identité "femme" et "noire". Il y est notamment question des intersections de discriminations, d'art, de la pluralité de nos parcours de vies et de la nécessité de se ré approprier la narration

What Else ?

Les illusions perdues d'une France Black-Blanc-Beur 

Il m'a fallu une volonté certaine pour entraîner toute ma famille voir ce documentaire à 21 h 45 sur Toulouse. Bien m'en a pris ! Ce documentaire a suscité chez nous beaucoup d'échanges. Loin d'imaginer le ressentiment de la communauté afro-descendante à l'encontre de la société blanche, je suis "tombée de haut" en mesurant l'amertume de ces jeunes femmes noires, renvoyées à chaque étapes de leurs vies à leur couleur de peau. A voir pour prendre conscience de certaines de nos maladresses ! 

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12 octobre 2017

Demain et tous les autres jours

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De Noémie Lvovsky

Avec  Luce RodriguezNoémie LvovskyMathieu Amalric

Bande Annonce

Mathilde a 9 ans. Ses parents sont séparés. Elle vit seule avec sa mère, une personne fragile à la frontière de la folie. C'est l'histoire d'un amour unique entre une fille et sa mère que le film nous raconte.

What Else ?

Les fêlures 

258247J'aime Noémie Lvovsky,

J'aime son regard empreint de tendresse; voilé de tristesse,

J'aime son univers poétique, bercé par une douce mélancolie, 

J'aime ses fêlures apparentes.

Après l'excellent "Camille redouble" -où Noémie Lvovsky remontait le temps pour chérir une dernière fois sa mère disparue-, j'étais impatiente de découvrir la nouvelle pépite d'une réalisatrice/actrice si brillante. Et je dois dire que je n'ai pas été déçue !

Les premières images -réunion mère-élève-directrice- vont immédiatement nous alerter sur l'état mental de la mère et donner le ton du film, grave et tendre à la fois. Grave de par une relation décalée entre une mère malade et sa fille, mais tendre par le regard protecteur de cette dernière et la voix d'une chouette réconfortante.

141386Tourné dans un vieil appartement à la décoration hors du temps, accompagné d'une musique qui sent bon les carambars d'antan et l'innocence de l'enfance, j'ai été touchée par ce film personnel et notamment par la scène finale d'une grande humanité. 

Ce qui frappe dans ce film, comme dans les précédents, c'est le rapport qu'entretient la réalisatrice avec le temps qui passe, les regrets qui en découlent ; comme s'il y avait là, une sensation d'inachevé.

Je ne sais pas si le fait "de faire de ses fantômes, des films" fait du bien à Noémie Lvovsky, pour ma part, c'est toujours un enchantement de plonger dans son univers poétique, un brin fantaisiste, baigné de nostalgie.

"Oh my mama !" Alela Diane

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07 octobre 2017

Le sens de la fête

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De Eric ToledanoOlivier Nakache

Avec Jean-Pierre BacriJean-Paul RouveGilles Lellouche

Bande Annonce

Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisé des centaines, il est même un peu au bout du parcours. Aujourd'hui c'est un sublime mariage dans un château du 17ème siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. Comme d'habitude, Max a tout coordonné : il a recruté sa brigade de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, il a conseillé un photographe, réservé l'orchestre, arrangé la décoration florale, bref tous les ingrédients sont réunis pour que cette fête soit réussie... Mais la loi des séries va venir bouleverser un planning sur le fil où chaque moment de bonheur et d'émotion risque de se transformer en désastre ou en chaos. Des préparatifs jusqu'à l'aube, nous allons vivre les coulisses de cette soirée à travers le regard de ceux qui travaillent et qui devront compter sur leur unique qualité commune : Le sens de la fête.

What Else ?

Mon coeur balance

mais dans quel sens ?

5644467Pas dénué de bon sens,

Délivrant un message humaniste,

Mené tambour battant par un Bacri au sommet de son art,

Assisté dans sa tâche par une pléiade d'acteurs généreux,

Un petit quelque chose m'a empêché d'être totalement à la Fête !

Développement destiné à éclaircir mon propos 

  • 141462Quel est le sens profond ?

Après un démarrage pied au plancher, les répliques comiques s'enchainant les unes derrière les autres -à la grande joie d'un public heureux de retrouver les réalisateurs d'INTOUCHABLE-, une question est venue me tarauder, dans quel sens l'intrigue souhaite-elle nous orienter ?  Vers un feel good movie sur les coulisses d'un mariage ? Ou bien, vers une comédie-sociale sur la difficulté d'être le patron d'une petite structure ? A l'origine, les réalisateurs pensaient appeler ce film "Les temps difficiles", je pense tenir là le début d'un bout d'explication.

  • Vous avez dit caricature ?

A trop forcer le trait de quelques membres de la brigade, le film peut friser la caricature -Adèle et son langage de charretier, Guy et son manque de professionnalisme- et flirter avec la lourdeur. Et comme tout le monde sait, j'aime la finesse...

0871418Mais il ne faudrait pas que ces maladresses vous dissuade d'aller faire la fête avec tous les acteurs de cette comédie bienveillante, vous rateriez un final des plus attendrissant et de bons moments de franche rigolade.

Si on ne réfléchit pas trop,

On rit,

On se divertit,

Et c'est déjà pas si Mal.

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01 octobre 2017

Un beau soleil Intérieur

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De Claire Denis

Avec Juliette BinocheXavier BeauvoisPhilippe Katerine 

Bande Annonce

Isabelle, divorcée, un enfant, cherche un amour. Enfin un vrai amour.

What Else ?

C'est bientôt la saison du pot-au-feu,

ça tombe bien, je tiens là mon premier navet !

491823Il doit être écrit quelque part, que tous les long-métrages vus le jeudi soir -avec La Baronne qui montre des signes de lassitude compréhensibles- ne brilleront ni par leur qualité, ni par leur intérêt.

Si la quête du prince charmant peut être un rêve pour les petites filles, c'est pour Isabelle, un leitmotiv ! A plus de 50 ans, est ce bien raisonnable de croire encore aux contes de fées ? ai-je envie de dire mais, il faut bien une idée de départ pour monter un projet cinématographique.

Associée à Christine Angot -romancière sulfureuse- pour l'écriture, Claire Denis nous entraîne dans un mélo où la gent masculine n'est clairement pas montrée sous son meilleur jour. Dès lors, le chemin pour trouver l'amour promettait d'être long pour notre héroïne...  Et nous mêmes !

492292Non seulement, il nous aura fallu endurer des personnages masculins aussi orgueilleux, suffisants et envieux les uns que les autres, mais aussi, supporter des mouvements de caméra des plus originales au plus désagréables. Passage en revue des différentes techniques utilisées abusivement :

  • les angles de prise de vue : latérale - plongée et contre plongée,
  • cadrage serré,
  • et -cerise sur le gâteau- une caméra baladeuse accompagnant -en rythme, s'il vous plaît- les premiers ébats de ce cauchemar cinématographique.

Un seul rayon de Soleil dans ce film dépressionnaire, le face à face solaire de notre Gégé National Russe avec une Juliette Binoche resplendissante.

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22 septembre 2017

Barbara

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De Mathieu Amalric

Avec Jeanne BalibarMathieu AmalricVincent Peirani 

Bande Annonce

Une actrice va jouer Barbara, le tournage va commencer bientôt. Elle travaille son personnage, la voix, les chansons, les partitions, les gestes, le tricot, les scènes à apprendre, ça va, ça avance, ça grandit, ça l'envahit même. Le réalisateur aussi travaille, par ses rencontres, par les archives, la musique, il se laisse submerger, envahir comme elle, par elle.

What Else ?

475532Oeuvre ABRAcAdaBResque 

     couronnée de prix            

Prix de la poésie du cinéma -Un Certain Regard à Cannes- 

Prix Jean Vigo 

Petite minute Culturelle : Ces prix récompensent des réalisateurs pour leur indépendance d'esprit, leur originalité de style ou encore la mise en perspective d'un cinéma original et audacieux.

Me voyez vous venir avec mes gros sabots ? 

Un aigle ange passe...                        Non ?

Film réservé à un public averti


541825Peu fan des biopics -notamment ceux qui retracent toute la vie d'une personnalité en moins de 2 heures-, quelle n'a pas été ma surprise devant cette oeuvre inqualifiable !

Ni vraiment un biopic, ni un documentaire, ni une fiction, on n'en finit plus de se perdre dans ce labyrinthe visuel avec un enchaînement incessant d'archives, de séquences de tournage, répétitions, vie courante.... Ne comprenant plus très bien Qui était Barbara ? Quel rôle jouait Balibar ? Brigitte-Barbara... Quand ? Où ? Pourquoi ? J'ai fini par décrocher, ne repérant pas le fil conducteur auquel j'aurai pu me raccrocher.

474907Mais -et c'est là, la force d'Amalric- au lieu de sombrer dans le sommeil, je me suis laissée porter par l'énergie folle que dégage le film, bercer par les mots et le verbe de la longue dame brune, impressionner par le jeu envoûtant de Jeanne Balibar... 

A la sortie du film, si je n'en sais pas beaucoup plus sur Barbara, j'ai découvert en Mathileu Almalric un réalisateur ambitieux, dépoussiérant le genre biopic.

Barbara, un film abstrait ? Pour Sûr !

Un film absurde ? Pas si sûre...

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19 septembre 2017

Le Prix du succès

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De Teddy Lussi-Modeste

Avec Tahar RahimRoschdy ZemMaïwenn 

Bande Annonce

Brahim est un humoriste en pleine ascension. Sa réussite, il la doit à lui-même et à l'amour qu'il porte à Linda. Bon fils, il soutient les siens depuis toujours. Mais pour durer, Brahim doit sacrifier son grand frère, manager incontrôlable. Si l'échec peut coûter cher, Brahim va payer un tribut encore plus lourd au succès.

What Else ?

Êtes vous prêt à payer une séance de ciné pour "Le prix du succès" ?

Si vous hésitez à vous offrir la place malgré une bande annonce plutôt accrocheuse, voici quelques raisons qui plaident en faveur de ce film sympathique :

  • 065717Le sujet : "comment un jeune homme issu d’un quartier périphérique, devenu célèbre, va lutter contre le racket exercé par sa famille et s’éloigner d’eux ? ". Tiré de sa propre expérience, le réalisateur Teddy Lussi-Modeste, nous transporte dans le milieu du stand-up -clin d'oeil appuyé à Jamel Debbouze ?- et les innombrables jalousies qui vont naître à mesure que le succès s'amplifiera.
  • Une double problématique : le milieu socio-culturel.  Le réalisateur a choisi de placer son intrigue au sein d'une famille maghrébine et musulmane. Comme il le justifie dans un article, "Il y a d’abord un souci de réalisme : les exemples les plus récents de réussite par le sport, la musique ou le cinéma concernent surtout des Arabes, des Noirs et dans une moindre mesure des gens du voyage. Pensons à Zidane, Omar Sy, Maître Gims, Amel Bent, Kendji, Booba, Leïla Bekhti, Gignac, Matuidi, etc.".
  • 060404Un casting 5 étoiles : Tahar Rahim exerce toujours un charme aussi envoûtant sur la gent féminine -même s'il ne faut pas le réduire à un simple beau gosse-, Roschdy Zem joue avec nos sentiments et nos nerfs tandis que les silences -marqués- de l'incroyable et talentueuse Maïwenn se passent de mots.

Seule critique négative -mais constructive j'espère-, je dirai que la trame est malheureusement trop prévisible pour nous accrocher totalement et classer Le prix dans du succès dans la catégorie des films inoubliables. 

La Morale du Jour : on peut y mettre le prix mais le succès n'est pas toujours garanti au vu du petit nombre de spectateurs lors de sa première semaine d'exploitation.

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