Quel Cin'Emma !

17 février 2017

Noces - Vu en Avant Première au Veo

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De Stephan Streker

Bande Annonce

Zahira, belgo-pakistanaise de dix-huit ans, est très proche de chacun des membres de sa famille jusqu’au jour où on lui impose un mariage traditionnel. Ecartelée entre les exigences de ses parents, son mode de vie occidental et ses aspirations de liberté, la jeune fille compte sur l’aide de son grand frère et confident, Amir. 

What else ?

Être une femme...

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Dieu, qu'il n'est décidément pas facile d'être une femme dans ce monde qui tourne de moins en moins rond, replié toujours un peu plus sur lui même, fermé aux autres (non, non, détrumpez vous ! Mon regard ne se tourne pas uniquement vers le Pays de l'Oncle Sam. Existe t il un pays où les droits de la femme d'aujourd'hui ne soient pas constamment remis en question ? à commencer par l'avortement...).

Pour peu que la religion s'en mêle... Et notre héroïne du jour, Zahira, ne sera pas à la noce tout au long de ce long métrage proposé par Stephan Streker.

027445Inspiré d'un sordide fait divers belge qui s'est déroulé en 2007 avec l'affaire Saida Sheikh (complot familial aux accents de crime d'honneur), le réalisateur nous plonge dans l'univers complexe d'une jeune fille éduquée et moderne, élevée dans la tradition musulmane. Bien que parfaitement intégrés dans ce mode de vie à l'occidentale, les parents n'en demeurent pas moins très attachés à leurs traditions ancestrales venues d'ailleurs. Et c'est bien là, le noeud du problème !

Sans jamais juger, usant de gros plans pour nous aider à mieux comprendre les protagonistes de l'histoire, Stephan Streker nous offre un regard sincère sur une famille au demeurant aimante et bienveillante les uns envers les autres, mais ô combien soucieuse de sauver les apparences aux yeux de la communauté pakistanaise. 

031664Qui a tort ? Qui a raison ?... Le film se gardera bien de vous forcer la main et vous laissera libre de vous forger une opinion.

Faisons juste un voeux, celui d'avoir le bonheur de vivre, un jour, dans un monde idéal où chacun serait libre d'aimer.

 

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16 février 2017

The Fits

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De Anna Rose Holmer

Bande Annonce

Toni, 11 ans, s’entraîne dans la salle de boxe de son grand frère. Elle découvre qu’à l’étage au dessus, un groupe de filles apprennent une variante très physique du hip hop, le drill. Attirée par leur énergie, leur force, leur assurance, Toni abandonne peu à peu la boxe pour la danse…

What else ?

281259On me dit que nos vies ne valent pas grand chose,
Elles passent en un instant comme fanent les roses.
On me dit que le temps qui glisse est un salaud 
Que de nos chagrins il s'en fait des manteaux 

Pourtant quelqu'un m'a dit...

Que ce film portait un regard puissant sur l'enfance et l'adolescence ?!?! 

Qu'il donnait la parole aux exclus qui voulaient s'intégrer ?!?!

C'est quelqu'un qui m'a dit que j'aimerais ce premier film 

Serait ce possible alors que je sois passée totalement à côté ?

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Pourtant des 3 personnes présentes dans la salle (ce film américain indépendant sera t il rentabilisé ? ), aucune n'a trouvé d'argument pour défendre ce film.

Pas désagréable sur la forme :

  • une esthétique dépouillée,
  • des dialogues rares mais percutants, 
  • des regards qui se passent de commentaire,
  • des chorégraphies endiablées.

Le fond est tout simplement inexistant...

Et ce ne sont pas les épisodes -répétés et inexpliqués- d'épilepsie qui apporteront un début de réponse. Au contraire, ce film, au lieu de nous mettre K.O debout, nous laisse dans le chaos ;-)

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10 février 2017

Moonlight

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De Barry Jenkins

Bande Annonce

Après avoir grandi dans un quartier difficile de Miami, Chiron, un jeune homme tente de trouver sa place dans le monde. Moonlight évoque son parcours, de l’enfance à l’âge adulte.

What else ?

Welcome Ladies and Gentlemen,

Your attention Please - Film Coup de Poing 

3 rounds qui vous laisseront K.O. debout

1019861er round : Little

Surnom donné au "petit". P'tit gars solitaire qui partage sa vie entre une mère toxicomane et les railleries des mômes du quartier de Literty Square (ghetto de Miami). 

 

th2ème round : Chiron

Little a bien grandi. Toujours aussi timide et peu sûr de lui, en décalage avec les "gros bras populaires" du collège. Tour à tour, humilié, isolé...

 

3661433ème round : Black

A son tour caïd, Mister T Black dissimule, derrière ses muscles et son attirail bling bling, une identité bien plus sensible qu'il n'y paraît.

 

Alternant une réalisation nerveuse et virevoltante, le réalisateur -issu de Liberty City-  nous plonge dans l'univers surchauffé et coloré d'un quartier défavorisé de Miami, grangrené par la drogue. Avec en trame de fond, une question : peut on échapper à sa destinée ? quand on est noir, défavorisé et accessoirement homo... Un indice? Dans Moonlight, la lumière brille parfois dans les ténèbres.

L'originalité du film : 3 acteurs pour un seul et même personnage - du plus petit au plus grand ;-) -.

Un visuel soigné : la beauté des décors (sea, sun and the city) qui contraste avec la trajectoire sombre des protagonistes.

Un propos réfléchi : pas de jugement, ni de cliché - juste un regard sur la difficulté d'être soi-même ou différent dans une société où les stéréotypes ont la vie dure.

Le + : une Bande Originale musclée

Mais c'est encore Barry Jenkins qui parle le mieux de son film : "On peut dire que Moonlight, c'est un film d'art et d'essai, un drame, mais c'est aussi un putain de film de Noirs !" Et au pays tourmenté de l'Oncle Sam Donald, ça fait du bien de voir un film politiquement et socialement engagé.

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03 février 2017

Jackie

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De Pablo Larraín

Bande Annonce

22 Novembre 1963 : John F. Kennedy, 35ème président des États-Unis, vient d’être assassiné à Dallas. Confrontée à la violence de son deuil, sa veuve, Jacqueline Bouvier Kennedy, First Lady admirée pour son élégance et sa culture, tente d’en surmonter le traumatisme, décidée à mettre en lumière l’héritage politique du président et à célébrer l’homme qu’il fut.

What else ?

Vous souvenez vous de Jackie Kennedy ?

  • 196309Si vous avez une quarantaine d'années -comme moi-, elle doit davantage vous évoquer la mère de feu John Fitzgerald Kennedy Jr, surnommé John-John - fils du président John Fitzgerald Kennedy, à la vie amoureuse passionnante -si l'on aime se délecter des ragots ;-)-
  • Si vous avez moins de 30 ans, elle ne doit pas vous inspirer grand chose. Pour info, voici sa fiche Wikipédia : "Jackie Kennedy-Onassis (1929-1994) est une personnalité, mariée en premières noces au Président John Fitzgerald KennedyElle a été la Première dame des États-Unis du 20 janvier 1961 au 22 novembre 1963, date de la mort de son époux, assassiné à ses côtés dans une rue de Dallas. Grâce à son élégance, sa simplicité et sa beauté, elle est devenue l'une des Premières dames les plus populaires et les plus photographiées".

L'avantage d'un biopic, c'est qu'il permet de "ressusciter" et mettre en lumière une personnalité hors du commun. L'inconvénient, c'est que cet exercice de style est bien souvent casse gueule tant pour les réalisateurs que pour les comédiens (s'ils sont brillants, ils sont longtemps identifiés à un seul rôle ; s'ils ne ressemblent pas à la personne biographiée, ils voient leur carrière prendre du plomb dans l'aile).

Pas facile de faire du Neuf avec du Vieux !

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Pour revenir à Jackie, il faut savoir que son histoire exceptionnelle a déjà inspiré plusieurs films au cinéma et à la télévision. Afin d'éviter le redondant et faire plus original, le réalisateur, Pablo Larraín nous propose l'organisation des funérailles de J.F.K par son épouse, avec une réflexion sur l'image qu'elle souhaite laisser dans l'histoire.

Manque de bol, c'est raté ! et c'est pas la faute à Portman mais à une musique stridente -irritante au possible- et à un récit froid, imperméable à toute émotion. Seul point positif, le film a été tourné en pellicule Super 16 mm -j'adore-. Non seulement cela donne du grain à l'image, mais cela a permis au réalisateur d'intégrer de vraies images d'archives pour les flash-back.

Mais pour tout vous dire, je m'interroge sur la pertinence de mes critiques... A mon grand étonnement, Jackie et La La Land ont été encensés et recommandés par la critique spécialisée - Suis je devenue trop exigeante ou la presse trop bienveillante ? That is the question...    

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31 janvier 2017

La La Land

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De Damien Chazelle

Avec  Ryan GoslingEmma StoneJohn Legend

Bande Annonce

Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent… Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ?

What else ?

321022Ouh ! La La Land

Vous appréciez les comédies musicales ?

Vous raffolez de la barbe à papa ? et accessoirement du pop corn...

Vous adorerez !

  • Pour le plan séquence d'ouverture (scène filmée en un seul temps et sans coupure), remarquable et sensationnel, qui fera, à mon humble avis, date dans l'histoire du cinéma. 
  • Pour le thème musical, entêtant et entraînant à souhait.
  • Pour les deux acteurs "bankables", aussi beaux et parfaits l'un que l'autre.

523291Ouh ! La La Boum Badaboum

Le problème avec la barbe à papa, c'est qu'après la douceur et le croustillant des premières bouchées, cette confiserie devient vite écoeurante (trop de sucre, trop de rose, trop de filaments) et le bâtonnet vite encombrant.

Et avec La La Land, c'est un peu le même sentiment qui prédomine. Après une ouverture ahurissante et quelques scènes dansées -très  trop? colorées-, le manque de variation de la bande originale, la faiblesse du scénario ainsi que les nombreuses longueurs ont finit par gâcher mon plaisir, pour ne pas dire rendre indigeste ce film-hommage aux comédies musicales.

Et vous, amateur ou non de barbes à papa, aimerez vous danser au Pays du La La  ?

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27 janvier 2017

La communauté

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De Thomas Vinterberg

Avec Trine DyrholmUlrich ThomsenHelene Reingaard Neumann

Bande Annonce

Dans les années 1970, au Danemark, Erik, professeur d'architecture, et Anna, journaliste à la télévision, s'installent avec leur fille de 14 ans, Freja, dans une villa d'un quartier huppé de Copenhague où ils décident de tenter l'expérience de la communauté. Ils y invitent donc des amis mais aussi de nouvelles connaissances à partager là une vie en collectivité où toutes les règles, toutes les décisions sont prises de manière collégiale et soumises à un vote. Si leur communauté favorise l'amitié, l'amour et l'intimité du groupe, une liaison amoureuse entre Erik et l'une de ses étudiantes va venir perturber la vie de tous...

What else ?

C'est décidé ! J'arrête de regarder LE CERCLE -émission de critique ciné présentée par Augustin Trapenard sur CANAL+-. Mais pourquoi cela ? vous demandez vous... peut-être ? D'une part à cause des chroniqueurs qui, à argumenter à qui mieux mieux, finissent inexorablement par spoiler le contenu d'un film, mais aussi parce que j'ai trouvé particulièrement injuste les mauvaises notes données à "La Communauté". Puisqu'il m'est impossible d'apporter ma contradiction sur leur plateau télé, je vais le faire Ici et Maintenant.

208051Dans le désordre, j'ai listé les principaux griefs reprochés au film de Thomas Vinterberg (réalisateur de l'oppressant FESTEN) :

  • une lumière pâle, des couleurs délavées, trop de grains,
  • une mise en scène plate et prévisible,
  • un film qui porte mal son nom puisque la communauté n'est pas le seul sujet abordé.

Petit rappel aux chroniqueurs du Cercle, le film se déroule en 1970 (le fluo des années 80 n'était pas encore à la mode), en plein hiver (journée courte où le soleil brille par son absence), et à Copenhague (ville qui invite davantage au mystère qu'au batifolage). Ajoutez à cela, un réalisateur membre du Dogme 95 (association ciné. dont le but est de revenir à une sobriété formelle en réaction aux superproductions et à l'utilisation abusive d'artifices aboutissant à des produits formatés, impersonnels), il n'y a rien d'étonnant à voir un film au style sobre et dépouillé. 

211332Concernant le 3ème point de discorde, j'ai envie de dire : un partout, balle au centre !

Si la première partie du film se veut joyeuse, animée par les échanges et l'insousciance du "Vivre Ensemble" ; progressivement, le film va glisser vers une seconde partie beaucoup plus sombre (au propre comme au figuré).  Thomas Vinterberg finit par nous proposer le portrait sans fard d'une femme, délaissée par son mari volage et bien seule au milieu de ses colocataires -chapeau à Trine Dyrholm (Ours d'Argent de la meilleure actrice à Berlin) de réussir à nous emporter avec elle dans sa tourmente-.

Moralité de La Communauté : Il est peu d'êtres sur lesquels on puisse compter, qui soient réellement des secours, des appuis, des conseils, des affections. Tous les autres se contentent de paroles vides, de protestations creuses, de simagrées qui n'engagent à rien. Ô mes amis, disait mélancoliquement Aristote, il n'y a pas d'amis !
Citation de Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 25 décembre 1879.

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23 janvier 2017

Corniche Kennedy

 

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De Dominique Cabrera 

Avec Lola Creton, Aïssa Maïga, Moussa Maaskri

Bande Annonce

Corniche Kennedy. Dans le bleu de la Méditerranée, au pied des luxueuses villas, les minots de Marseille défient les lois de la gravité. Marco, Mehdi, Franck, Mélissa, Hamza, Mamaa, Julie : filles et garçons plongent, s'envolent, prennent des risques pour vivre plus fort. Suzanne les dévore des yeux depuis sa villa chic. Leurs corps libres, leurs excès. Elle veut en être. Elle va en être.

What else ?

83plan_hiver 3Pour rejoindre La Corniche Kennedy et plonger avec les comédiens du film -amateurs pur jus pour la plupart-, prendre la direction de Marseille, gagner la Canebière puis longer la côte jusqu'à la dite Corniche. Attention : les sauts sauvages étant strictement INTERDITS par la loi, la réalisatrice a été contrainte de tourner les scènes en eau douce et sans autorisation.

Pour plus de sécurité et de confort, peut-être est il plus sage de vous rendre dans votre cinéma le plus proche. N'oubliez toutefois pas vos lunettes de soleil car les lumières sont splendides, l'eau étincelante et le soleil chatoyant.

407366Malheureusement, aucun risque possible de coup de soleil coeur ! Si Dominique Cabrera navigue plutôt bien toute la première partie du film, une sombre histoire de drogue vient faire tanguer l'ensemble pour nous laisser en rade dans nos fauteuils (et moi qui pensais que Plus Belle La Vie, c'etait seulement sur la 3...).  

A la décharge de la réalisatrice, Corniche Kennedy est l'adaptation du roman du même nom écrit par Maylis de Kerangal. Peut-être présente-t-il lui aussi quelques incohérences ? (note à moi-même : livre à lire pour en avoir le coeur net)

408460C'est d'autant plus regrettable que cette rencontre explosive entre jeunes minots -exclus du système- et Suzanne -fille de bonne famille- était plutôt prometteuse. Après un round d'observation, une période de défiance, était venu le moment de l'apprivoisement et des premiers rapprochements... mais ça, c'était avant l'arrivée du Capitaine Iglo Awa qui fait tomber tout ce petit monde à l'eau  !

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20 janvier 2017

Dalida

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De Lisa Azuelos

Avec Sveva AlvitiRiccardo ScamarcioJean-Paul Rouve

Bande Annonce 

De sa naissance au Caire en 1933 à son premier Olympia en 1956, de son mariage avec Lucien Morisse, patron de la jeune radio Europe n°1, aux soirées disco, de ses voyages initiatiques en Inde au succès mondial de Gigi l’Amoroso en 1974, le film Dalida est le portrait intime d’une femme absolue, complexe et solaire... Une femme moderne à une époque qui l’était moins ... Malgré son suicide en 1987, Dalida continue de rayonner de sa présence éternelle.

What else ?

    542487     Je venais d'avoir quinze ans

         Dalida mettait fin à ses jours

         Seule, sans amour

         C'était en mai évidemment

          En apprenant la nouvelle

          La tristesse avait envahi mes parents

          A mon grand étonnement

          C'était qui ? Cette femme si belle

          C'était Dalida

          Et l'occasion, grâce à Lisa Azuelos

          De découvrir un incroyable DESTIN

         Jalonné de gloire et de chagrins

Fichtre !  j'suis déçue... 

Que de Paroles, paroles

Pourquoi ne nous avoir proposé qu'une compilation classique des tubes de Dalida, au gré de ses histoires d'amour ? Je comprends bien la difficulté à résumer 40 ans d'une vie en deux heures de temps, mais à empiler les suicides -comme on empile les lettres au scrabble-, à survoler toute une vie sans entrer dedans, on finit par rendre un film formaté grand public - qui plaît et plaira au plus grand nombre - mais qui manque cruellement d'émotion.

A mon sens, la seule réussite du film tient au plaisir de réentendre quelques-unes des chansons qui ont bercé notre enfance et à la nostalgie qui en découle - tout en préférant l'orignal à la copie ;-) - A vous de juger...

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13 janvier 2017

Paterson

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De  Jim Jarmusch

Avec Adam DriverGolshifteh Farahani

Bande Annonce

Paterson vit à Paterson, New Jersey, cette ville des poètes, de William Carlos Williams à Allen Ginsberg, aujourd’hui en décrépitude. Chauffeur de bus d’une trentaine d’années, il mène une vie réglée aux côtés de Laura, qui multiplie projets et expériences avec enthousiasme et de Marvin, bouledogue anglais. Chaque jour, Paterson écrit des poèmes sur un carnet secret qui ne le quitte pas…

What else ?

251126          A l'heure du tout connecté,

          Paterson préfère rester en retrait. 

          Banal ou médiocre pour certains,

          Paterson magnifie son quotidien.

          Chronique poétique et délicate 

          D'un modeste chauffeur de bus,

          Qui ne porte pas de cravate

          Mais qui vous ravira jusqu'au terminus.

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J'étais rentrée dans la salle, curieuse de découvrir le dernier Jarmush, j'en suis ressortie avec l'âme d'un poète. Ils vous ont plu mes quelques vers ? avec rime s'il vous plaît. Parce que Paterson, lui ne s'embarrasse pas avec les terminaisons, il préfère écrire des haïkus -forme poétique très codifiée d'origine japonaise-. Vous aussi, vous avez appris un mot aujourd'hui ? 

Alors, envie de douceur ? Envie de calme dans ce monde qui tourne trop vite et pas toujours rond ? Je vous recommande de partir à la rencontre de Paterson, film tout cotonneux-tout moelleux dans lequel on peut se laisser tomber sans crainte. 

Amateurs d'actions : demi-tour.

Flâneurs des salles obscures, ce film-hommage au poète américain William Carlos William est pour Nous.

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06 janvier 2017

Passengers

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De  Morten Tyldum

Avec Jennifer LawrenceChris Pratt

Synopsis

Alors que 5000 passagers endormis pour longtemps voyagent dans l’espace vers une nouvelle planète, deux d’entre eux sont accidentellement tirés de leur sommeil artificiel 90 ans trop tôt. Jim et Aurora doivent désormais accepter l’idée de passer le reste de leur existence à bord du vaisseau spatial. Alors qu’ils éprouvent peu à peu une indéniable attirance, ils découvrent que le vaisseau court un grave danger. La vie des milliers de passagers endormis est entre leurs mains…

What else ?

110530Besoin d'un conseil ?

N'embarquez pas à bord du Starship Avalon,

Vous vous perdriez inévitablement dans les méandres de l'Espace Intersidéral !

Et dire que le scénario de Passengers -passagers pour les non polyglottes- figurait sur la "Black List" des meilleurs scripts de Hollywood, je n'ose même pas imaginer le résultat s'il s'était agi du plus mauvais...

111468De deux choses l'une :

  • soit Passengers a été adapté par un réalisateur en panne d'inspiration,
  • soit je suis allergique aux films SF (il est vrai que j'étais déjà restée bien indifférente à la solitude de Matt Damon sur Mars).

Mais revenons au commencement quand, entourée de mes deux acolytes préférées, je trépignais d'impatience à l'idée de retrouver mon actrice favorite du moment (Attention toutefois Jen à ne pas prendre la grosse tête  -Cf Voici du 28/12/2016 "Jenni­fer Lawrence : insup­por­table, elle se met la presse française à dos"-).

  • 577385Premières pensées : décors futuristes, musique omniprésente - the show can begin.
  • Mauvais feeling : Observer Chris Prat -qui a le charisme d'une huître- se la jouer version "Robinson Crusoé de l'espace" pendant une heure n'est pas franchement des plus interesting.
  • Mauvais pressentiment : Jen est enfin réveillée, mais pourquoi ai je l'impression que l'on nous sert une romance déjà vue et revue ? Je t'aime, moi aussi - Oups tu m'as trahi, je ne t'aime plus - Pardon, je t'aime tellement... et blabla bli bla blabla...
  • Consternation finale : L'amour est plus fort que TOUT, plus fort que LA MORT - Amen  !

Moi je dis, vivement la reprise des cours scolaires pour que je puisse, enfin voir de vrais films d'auteurs tous les lundis.

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